Emploi : les jeunes restent la priorité !

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Les aides à l’embauche de jeunes sont prolongées au-delà du 31 janvier.

Les jeunes, la priorité des priorités. « Génération covid » ou « génération sacrifiée », les appellations diffèrent mais évoquent un même constat : celui de ces jeunes diplômé·es 2020, angoissé·es à l’idée d’intégrer un marché du travail décimé par la crise covid-19. Le gouvernement avait alors rapidement pris les devants pour ne laisser personne sur le bord de la route, en témoigne la création du plan 1 jeune 1 solution, lancé au mois de juillet. En 2021 – bonnes résolutions obligent – la ministre du Travail Élisabeth Borne a annoncé le prolongement des aides à l’embauche de jeunes au-delà du 31 janvier, date butoir initialement retenue.

« Il est essentiel que les jeunes sachent que nous faisons tout pour permettre à chacun·e de trouver sa place dans la société », dixit la ministre du Travail, lors d’une interview publiée dans les colonnes du JDD. Pour ce faire, les aides à l’embauche de jeunes seront prolongées au-delà du 31 janvier, l’hypothèse du 31 mars demeure à l’étude. Parmi elles : une prime de 4 000 euros pour l’embauche d’un jeune en CDI ou en CDD de plus de trois mois ou entre 5 000 et 6 000 euros accordés après embauche d’un·e apprenti·e ou d’un contrat de professionnalisation.

220 000 demandes d’aides à l’embauche
Des motifs d’espoir tout de même. Entre le mois d’août et la fin novembre 2020, plus d’un million de recrutements ont été recensés par la ministre du Travail, soit presque autant que l’année précédente. Reste à savoir – bien entendu – dans quelles conditions ces recrutements se sont opérés… Pour l’alternance, environ 440 000 contrats ont été signés en 2020, 90 000 de plus qu’en 2019. Le plan 1 jeune 1 solution a joué son rôle. Gare tout de même à l’excès d’optimisme ! Car à en croire les chiffres du chômage de novembre, on constate une remontée de plus de 2 % du nombre de demandeur·ses d’emploi de moins de 25 ans et qui n’ont pas du tout travaillé : « La situation sanitaire va rester difficile dans les prochaines semaines et va nous conduire à prolonger ces aides », a indiqué Élisabeth Borne.

Autre levier sur lequel le gouvernement peut agir en vue de protéger sa jeunesse : la consommation. Avec notamment la mise en place de chèques consommation à destination des jeunes et des étudiant·es afin qu’ils·elles puissent assumer leurs courses alimentaires. L’Institut Montaigne planche sur un montant d’au moins 12 milliards d’euros pour que le dispositif soit réellement efficace, ce qui représenterait environ 150 euros par mois pendant un an pour les bénéficiaires.

La mobilisation de 35 patron·nes
« 2020 a pris fin mais ses crises et ses urgences demeurent. Parmi elles, les doutes et les craintes qui habitent une partie de la jeunesse constituent l’un des plus grands défis auquel notre société aura à répondre ces prochains mois », peut-on lire dans une tribune signée par une trentaine de dirigeant·es de grandes entreprises comme Carrefour, Total, BNP Paribas, Crédit Agricole, La Poste ou bien Adecco. Entre autres.

Leur objectif ? Parvenir à proposer d’ici à fin janvier 100 000 offres d’emploi. Comme un relais au gouvernement. Ce serait deux fois plus que le nombre actuel de postes présents sur le site du gouvernement  (50 000). Ambitieux, il le faut pour commencer l’année ! GW.

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