Vite compris le 14 décembre

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Vaccin anti-covid, Sanofi et GSK à la traîne  • Dans la course au vaccin, celles et ceux qui espéraient voir un laboratoire français, et notamment Sanofi, triompher vont être déçu·es. Vendredi 11 décembre, Sanofi et son associé britannique GSK ont annoncé un retard dans le déploiement de leur vaccin : « Les résultats de l’étude ne sont pas à la hauteur de nos espérances », a regretté Roger Connor, président de GSK Vaccines. Un contre coup dû à une réponse immunitaire insuffisante chez l’adulte. Le vaccin développé par le tandem Sanofi-GSK ne devrait pas voir le jour avant… fin 2021 !

Couvre-feu : les Français·es approuvent  • C’était la grande annonce de Jean Castex jeudi 10 décembre. Le confinement sera remplacé par un couvre-feu encore plus tôt que prévu : de 20 h à 06 h… y compris le soir du 31 décembre ! D’après un sondage mené par Odoxa-Dentsu Consulting, près de 71 % de nos concitoyen·nes approuveraient le couvre-feu et 60 % le soutiendraient le 31. Même si le consensus se révèle moins vrai chez les jeunes : plus de la moitié (56 %) d’entre eux auraient en tête de se rebeller et trouver une échappatoire pour fêter la nouvelle année un peu près normalement…

Ce qui va changer le 15 décembre • L’espoir d’un déconfinement complet pour Noël était permis, il faut aujourd’hui se faire à l’idée qu’il n’aura pas lieu. Du point de vue de la dynamique sanitaire, la France est sur un « plateau ». Le gouvernement choisit donc d’adapter le programme du déconfinement, pour éviter un nouveau rebond épidémique. En bref, il n’y aura plus de confinement strict à compter du 15 décembre, mais bien un couvre-feu de 20h à 6h, valable dans tout le pays sauf pour les territoires ultramarins. Pour le soir du réveillon, une exception sera faite, et les déplacements seront autorisés le soir du 24 décembre. Les rassemblements devront être limités à six adultes. En revanche, pas de régime de faveur pour la Saint-Sylvestre, le couvre-feu sera bel et bien en vigueur le 31. Autre grandes mesures à retenir : la fin de l’attestation de déplacement en journée et l’autorisation des déplacements dans tout le pays. Cinémas et théâtres resteront, eux, fermés.

Un plan estimé à 400 millions d’euros pour sauver la filière montagne  • L’ouverture des stations de ski pourrait se faire le 7 janvier. Une éternité pour les professionnels du secteur puisqu’ils ratent les vacances de Noël. Pour soulager la filière, le gouvernement a annoncé un plan de soutien : 400 millions d’euros au global. Parmi les mesures, « un dispositif ad-hoc » afin d’assumer les charges fixes pour l’Etat, à hauteur de 70 %, des sociétés de remontées mécaniques, privées ou en régie publique. Les commerces des stations – y compris alimentaires – pourront prétendre à un fonds de solidarité d’un montant de 10 000 euros dans le cas où leur chiffre d’affaires baisserait de 50 %. « Nous pouvons saluer le Premier ministre et les ministres concernés qui ont fait un travail énorme pour éviter une catastrophe. Il aurait été mis par terre en deux mois ce qui a été construit en 60 ans depuis le Plan Montagne », a déclaré pour Les Échos Jean-Luc Boch le président de l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM). Pour rappel, en France, on comptabilise 250 stations de ski, soit l’équivalent de 18 000 emplois directs et 120 000 indirects.

La quasi-totalité des entreprises ont fait appel aux dispositifs d’aides • On le sait désormais, parmi les entreprises, rares sont celles qui n’ont pas été impactées par la crise sanitaire. Heureusement, beaucoup ont pu s’adapter grâce notamment au filet de sécurité mis en place par Bercy. Dans une étude publiée ce jeudi 10 décembre, l’Insee constate l’ampleur du choc. Un tiers des sociétés de 10 salarié·es ou plus ont suspendu leur activité pendant le premier confinement du printemps, plus de quatre entreprises sur cinq estiment avoir subi une baisse d’activité entre mi-mars et mi-mai, dont un tiers une baisse de plus de 50 %. Pour faire face, plus de quatre sociétés sur cinq ont fait appel à une ou plusieurs mesures d’urgences et dispositifs d’aide de l’État. Tout le monde dans le même bateau.

Mediapro, par ici la sortie • La longue attente a pris fin, et son épilogue n’est pas réjouissant. Après plusieurs semaines de tension avec la Ligue de football professionnel (LFP), le diffuseur majeur de la Ligue 1 de football, Mediapro, va déjà quitter nos antennes. L’aventure aura été de courte durée pour le groupe sino-espagnol qui a refusé à deux reprises de régler ses échéances concernant les droits télévisés du championnat. Il y a quelques mois, le diffuseur avait raflé la mise et s’était accaparé 80 % des droits des championnats de France de football pour une somme record de 800 millions d’euros par an. La toute jeune chaîne Téléfoot, qui diffusait les matchs pour Mediapro, va donc disparaître, et emporter avec elle tous·tes ses employé·es. Utilisant le prétexte bien pratique de la crise sanitaire, Mediapro avait voulu renégocier le contrat, et refuser de payer 325 millions d’euros dus à la LFP. Un contrat, ça marche dans les deux sens, M. Roures, président de Mediapro…

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