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La France, championne des dépenses sociales • En matière de dépenses publiques sociales, la France reste le numéro un des pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Un constat confirmé par un document de travail publié par l’OCDE qui observe qu’en 2019 la France a consacré 32 % de son PIB auxdites dépenses. Viennent ensuite la Finlande (29,6 %), le Danemark (29,2 %), la Belgique (28,7 %) et l’Allemagne (25,4 %). Et ce n’est pas la crise sanitaire qui met à mal cet état de fait, elle fait au contraire gonfler la facture (chômage partiel, prestations sociales, extension des régimes de soutien du revenu…). Une renversement de tendance par rapport aux dix dernières années qui avaient vu les dépenses publiques sociale se réduire pour se limiter à 20 % du PIB des pays de l’OCDE en 2019. L’augmentation (contrainte) des dépenses en 2020 pourrait atteindre deux points de PIB. L’État providence à la française, bien qu’attaqué de toute part, est encore sur les rails.

La Chine lance son premier réacteur nucléaire produit localement • Voilà une étape cruciale dans la volonté d’indépendance chinoise vis-à-vis de la technologie occidentale. Vendredi 27 novembre, la Chine a lancé son premier réacteur nucléaire made in China : le Hualong One. Capable de produire quelque 10 milliards de kw/h d’électricité chaque année et réduire de 8,16 millions de tonnes les émissions de carbone. Selon la Corporation nationale chinoise du nucléaire (CNNC), la Chine brise « le monopole de la technologie étrangère en matière de nucléaire. »  Pour rappel, les Chinois·es ont toujours en tête un objectif de neutralité carbone d’ici à 2060.

Des cadres en manque de reconnaissance malgré leur forte mobilisation • Le millésime 2020 du baromètre de l’Union des ingénieurs, cadres et technicien·nes de la CGT révèle une fragilisation des cadres à l’heure de la crise sanitaire et un pessimisme ambiant vis-à-vis de l’action de l’exécutif et de leur situation personnelle. Le sondage, réalisé par Viavoice à partir d’un échantillon de près de 1 000 cadres, issu·es du privé et du public, révèle que deux tiers des cadres pensent que le plan de relance ne va pas « être efficace ». Pour le soutien aux entreprises, 84 % des interrogé·es souhaitent un conditionnement des aides publiques. Sans surprise, l’inquiétude augmente : 16 % voient leur situation se dégrader, une part qui augmente, et 31 % la voit s’améliorer, une part qui baisse. Le télétravail, est, lui, jugé insuffisamment encadré par 36 % des cadres. Conséquence : 69 % réclament un droit à la déconnexion, contre 60 % en 2019 (attention ce sondage a été réalisé avant le récent accord sur le télétravail conclu entre syndicats et patronat). En outre, l’étude dévoile une fragilisation de la relation de confiance entre cadres et employeurs : 62 % estiment ne pas être suffisamment remerciés financièrement pour leur engagement, pendant que de plus en plus de cadres jugent que les pratiques managériales se sont détériorées. À bon entendeur.

Revirement de jurisprudence sur la responsabilité pénale des entreprises • Voilà un arrêt de la Cour de cassation qui pourrait bien bouleverser la responsabilité juridique des entreprises et avoir d’importantes conséquences sur les restructurations d’entreprises. Le 25 novembre, la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français a rendu un arrêt majeur en matière de responsabilité pénale des personnes morales. Dorénavant, une entreprise qui rachète une autre société pourra être condamnée pénalement, si les conditions sont réunies, pour des faits commis par la société absorbée, avant le rachat. Un arrêt quasi « révolutionnaire », vis-à-vis d’un principe fondamental du droit pénal français, celui de l’article 121-1 du Code pénal : « Nul n’est responsable que de son propre fait. » Comprenez que nul ne peut être condamné pour des faits commis par une autre personne. Par ce revirement, la Cour de cassation met fin à un principe qui, appliqué aux personnes morales, permettait par exemple à des grands groupes de se départir des affaires de corruption ou de fraudes impliquant certaines de leurs filiales, en absorbant ces mêmes filiales. Cette décision de jurisprudence ne pourra s’appliquer qu’aux opérations conclues après le 25 novembre.

70 PDG de la tech mondiale s’engagent auprès de Macron • Huit engagements auprès du Président de la République Emmanuel Macron. C’est le résultat d’un manifeste commun de la part de 70 PDG de la tech mondiale, notamment Stéphane Richard (PDG d’Orange), Xavier Niel (Iliad), Gilles Pélisson (TF1), Jean-Laurent Bonnafé (BNP Paribas) ou encore les patrons de Google, Facebook, Twitter ou Uber. Entre autres. Les PDG se sont engagés à lutter contre les contenus terroristes et haineux, à contribuer « équitablement aux impôts des pays » dans lesquels ces entreprises exercent leurs activités, ils s’engagent aussi à lutter contre les discriminations et la fracture numérique.

Le prix Goncourt attribué à Hervé Le Tellier pour L’Anomalie Exit le restaurant parisien Drouant où se réunissent généralement les jurés et place à la visioconférence ! C’est à travers ce canal qu’Hervé Le Tellier, 63 ans, a été récompensé du prix Goncourt pour son roman L’Anomalie, son vingt-troisième, qui marque au passage son entrée chez Gallimard. Ce lundi 30 novembre, le prix Renaudot a, lui, été attribué à Marie-Hélène Lafon pour Histoire du fils (Buchet-Chastel).

 

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