Vite compris le 3 novembre

TousAntiCovid fait déjà bien mieux que StopCovid Deux semaines après la refonte de l’application du gouvernement lancée pour favoriser la lutte contre la covid et son changement d’appellation, de StopCovid à TousAntiCovid, les Français·es semblent enfin adopter la pratique. Le lundi 2 novembre à 7 heures, nous étions 6,9 millions à avoir téléchargé l’application, soit environ un·e Français·e sur dix. Le gouvernement et son secrétaire d’État chargé de la Transition numérique, Cédric O, très critiqué sur l’échec de StopCovid, semblent en passe de réussir leur pari. En cinq mois, la première application n’avait été téléchargée que 2,7 millions de fois. La bonne idée aura été d’associer TousAntiCovid aux nouvelles mesures sanitaires, en rendant notamment accessible les nombreuses attestations de déplacement directement sur l’application. Cédric O vise entre 15 et 20 millions de téléchargements « le plus rapidement possible ». Il a encore du pain sur l’appli.

Le Conseil scientifique plaide pour une stratégie de « suppression » du virus • Le 26 octobre, le Conseil scientifique présidé par Jean-François Delfraissy remettait au gouvernement sa note préconisant un couvre-feu plus dur ou un reconfinement. Ce dimanche, après que le choix du confinement a été officiellement adopté, cette note a été rendue publique. On y apprend que les spécialistes scientifiques plaident pour une stratégie de « suppression » de la covid, après la deuxième vague (soit fin 2020/début 2021). Plutôt que d’alterner mesures restrictives et relâchement, confinement et déconfinement, les expert·es préconisent de suivre l’exemple de l’Allemagne et certains pays asiatiques notamment, en réagissant avec force dès lors que le seuil de 5 000 cas par jour est dépassé. Ce qui nécessiterait notamment de renforcer les équipes médicales mobiles, les soins de ville et..; le nombre de lits de réa.

Depuis le début de l’année, 32 journalistes ont été tué·es dans l’exercice de leurs fonctions • Reporters sans frontière (RSF) a précisé que 32 journalistes et collaborateur·rices de médias ont péri depuis le début de l’année, un chiffre provisoire qui serait en baisse par rapport à 2019… en raison de la pandémie covid-19, beaucoup de professionnel·les ne sont pas allé·es sur le terrain. Malgré tout : « Moins de journalistes ont été tué·es mais il y a eu plus de pressions et d’exactions contre les journalistes » […] « Les menaces sont de plus en plus nuancées et beaucoup plus difficiles à combattre », peut-on lire dans le rapport de RSF. Au total, sur la dernière décennie, presque 1 000 journalistes et collaborateur·rices de médias sont décédé·es en lien avec leur travail. Pour rappel, lundi 2 novembre se tenait la « Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes ».

Les grandes surfaces ne pourront plus vendre que les produits de première nécessité • « Non, nous ne reviendrons pas sur les mesures annoncées », dixit Jean Castex sur l’hypothèse d’une réouverture des petits commerces considérés comme non essentiels. En revanche, le Premier ministre a tenu à rendre justice aux petit·es commerçant·es en empêchant – dès ce mardi 3 novembre – les grandes surfaces à vendre les produits « non essentiels ». Eu outre, pour pallier les difficultés des commerçant·es contraints·es à la fermeture de leurs portes, « 20 milliards de crédits supplémentaires »  seront mis en place. Enfin, de leur côté, les GAFAM profitent de la crise, Jean Castex a promis qu’on arriverait à taxer les géants du numérique. Mais à plus long terme…

Pas d’inflation en France, un constat appelé à durer Au début de la crise sanitaire, beaucoup craignaient l’inflation, la France et la zone euro se rapprochent de plus en plus d’une situation de déflation. L’inflation a été nulle en septembre et en octobre en France. En Allemagne, les prix ont même baissé de 0,2 %, notamment grâce à la baisse de la TVA décidée jusqu’à la fin de l’année. En Italie, la baisse est encore plus importante. Malgré ces constats, la Banque centrale européenne n’anticipe pas encore de déflation à proprement parler (une baisse des prix qui entraîne une baisse des salaires). Reste que malgré la politique monétaire très avantageuse pour les États menée par la BCE, les prix n’augmentent pas. Dans le même temps, la hausse du chômage et des faillites d’entreprises empêchent la progression des salaires à court terme.

Le marché de l’automobile français fait grise mine en octobre • À en croire les chiffres publiés par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA),  le marché de l’automobile, en ce mois d’octobre 2020,  a subi une baisse de ses ventes de l’ordre de 9,49 % par rapport au mois d’octobre 2019. Un repli particulièrement marqué chez Renault : 9,69 %, ce qui s’explique notamment par la chute drastique de Dacia (23,30 %). De son côté, PSA enregistre une méforme un peu moins sévère. Le CCFA table sur un recul de 2,78 % en octobre 2020, la faiblesse de Citroën aurait été comblée par la bonne dynamique de Peugeot et d’Opel.

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