Vite compris le 22 octobre

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Gap va fermer ses magasins en Europe • « G(l)ap » de fin pour l’enseigne américaine ? D’après le journal Le Monde, Gap fermerait plus de 120 boutiques en Europe, notamment en France, Italie et Royaume-Uni., d’ici à juillet 2021. Confronté à de graves difficultés financières, le groupe avait déjà l’an passé mis fin à 8 de ses 28 magasins sur le sol français. Au deuxième trimestre, Gap subissait une perte de 62 millions d’euros, impossible donc de maintenir la totalité de ses points de vente. Comme un au-revoir au Vieux Continent.

Parlons des PME • Repérée, cette PME française qui conçoit, fabrique et commercialise des solutions industrielles de motorisation et de pompes à destination des marchés de l’industrie, notamment agroalimentaire, de la logistique et de la sécurisation des accès et de la piscine. Elle porte un nom sigle prononçable, Sirem, du temps de sa création, en 1928 à Lyon, aujourd’hui à Saint-Maurice de-Beynost dans l’Ain.
Cette championne de l’innovation dans son domaine vient de développer une solution de nage à contre-courant pour l’aquatique, Swimeo, et une technologie laser d’automatisme de portails à grande vitesse pour sécuriser les sites sensibles. Elle emploie 100 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de 16 millions d’euros en 2019, dont 35 % à l’international.

88 % des acteurs de l’énergie en France sont optimistes : l’adoption des technologies d’énergie durables dans le secteur industriel sera effective • C’est une étude en Europe réalisée par EIT InnoEnergy, accélérateur d’énergie durable, qui le laisse entrevoir, à condition que quelques « chantiers » soient mis en place.
Le consensus : des entreprises nationales et européennes aux PME, en passant par les entrepreneurs, 75 % des acteurs du secteur de l’énergie pensent que le secteur industriel de technologies énergétiques durables adoptera les technologies voulues dans les 12 à 18 prochains mois. En France, 88 % des interrogé·es sont, soit optimistes, soit très optimistes.
Les domaines à booster : le financement et l’investissement, au cœur des objectifs pour 71 % des sondé·es en France, vs 78 % pour le reste de l’Europe, la sensibilisation des clients aux nouvelles technologies pour 46 % des interrogé·es en France, vs 49 % en Europe, la planification commerciale, pour 33 % des répondant·es en France. « Cet obstacle est légèrement différent pour les répondant·es du reste de l’Europe qui privilégient l’accès aux organisations partenaires pour la R&D, pour 37 % des interrogé·es. » Les meilleurs moyens : la politique pour 58 %, les subventions pour 50 %, la suppression des subventions aux combustibles fossiles pour 46 %. Parmi les compétences les plus recherchées en Europe, le stockage de l’énergie (58 %), l’efficacité énergétique (46 %) et les énergies renouvelables (45 %). Pour la France, les priorités portent sur l’efficacité énergétique (67 %) et les transports et la mobilité (50 %).

StopCovid laisse sa place à TousAntiCovid Le constat est amer, mais il est là. L’application StopCovid, fièrement lancée par le gouvernement fin mai pour accompagner le déconfinement et limiter les contaminations est loin, très loin du succès escompté. Avec un taux de téléchargement parmi la population française de 3,5 % (2 millions de téléchargements), StopCovid est loin derrière l’irlandais Covid tracker (26 %), l’allemande Corona-warn app (22 %) ou le britannique NHS covid-19 (19 %). Si les noms et les dates de lancement diffèrent, la fonction de ces applications européennes reste la même : tracer des contacts avec des personnes qui ont été testées positives à la covid. Pour donner un nouvel élan à l’application, une nouvelle version est lancée dès le 22 octobre : TousAntiCovid.  Parmi les quelques (rares) nouveautés : une « carte météo » du virus, par laquelle l’utilisateur·rice va se géolocaliser et retrouver des informations par secteur, une carte des centres de dépistage ainsi qu’une plus grande simplicité d’utilisation. Reste à voir si cette nouvelle version convaincra les foules…

Netflix connaît une croissance ralentie • Seulement 2,2 millions de foyers supplémentaires dans le monde ont souscrit à un abonnement Netflix au cours de l’été. Vous direz, c’est beaucoup, mais bien moins que les attentes du leader de la vidéo à la demande : 2,5 millions. D’autant plus exceptionnel qu’un trimestre aussi modeste de nouvelles recrues remonte à… 2015. Une des explications serait liée à ce qu’on appelle un « phénomène de cannibalisation », les nouveaux·elles adeptes de Netflix se seraient rué·es sur la plate-forme américaine pendant le confinement, ce qui a mécaniquement – ensuite –  réduit le potentiel de croissance de Netflix. Enfin, l’autre raison proviendrait d’une concurrence plus rude : Disney+, HBOMax ou encore Peacock. Pas question encore de parler de crise… simplement de ronronnement ! Avec l’arrivée de la plate-forme franco-française Salto, controversée par notre chroniqueur médias (« Petit souci, la consommation de VOD et replays se fait aujourd’hui massivement via les box des opérateurs, mais Salto n’a pas l’air de bien l’avoir compris dans ses négociations », ERB 74, à paraître), l’univers de la VoD se diversifie.

La pollution de l’air coûte cher, très cher • Une étude menée par le cabinet d’audit CE Delft, pour l’Alliance européenne pour la santé publique (Epha) révèle le coût de la pollution de l’air pour les grandes villes européennes. Trois principaux polluants ont été pris en compte : les particules fines, le dioxyde d’azote (émis très majoritairement par le trafic routier et principalement par les diesels) et l’ozone. Au total, on dépasse les 166 milliards d’euros par an (sur les 432 villes étudiées), avec une moyenne d’environ 1 000 euros par habitant·e. Paris se classe septième pire élève de la classe, avec une ardoise qui atteint les 3,5 milliards d’euros annuels, pour une moyenne de 1 600 euros par habitant·e. Londres, ville européenne la plus peuplée, occupe la triste première place, avec plus de 11,3 milliards d’euros.

Les retards de paiement plombent les entreprises et s’allongent • Les délais de paiement étaient déjà en inquiétante progression ces dernières années, la crise sanitaire n’arrange rien. Une étude menée par le cabinet ARC révèle que le retard moyen est passé de 10 à 13 jours entre 2019 et 2020. Pour les PME, le constat est pire encore : le retard moyen est passé de 10,9 jours à 18,6 jours. Heureusement, beaucoup d’entreprises profitent des prêts garantis par l’État (PGE) pour disposer d’une trésorerie suffisante, mais jusqu’à quel point ? La survie d’entreprises fragilisées est en jeu, 84 % des sociétés se disent favorables à la création d’une notation « délais de paiement », pour connaître le comportement de leur futur·e partenaire. Les grands groupes sont, comme souvent, plus épargnés : le retard moyen est passé pour eux de 8,9 jours en 2019 à 8,1 jours cette année.

 

 

 

 

 

 

 

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