Vite compris le 21 octobre

En 10 ans, la taxe foncière a augmenté de plus de 31 % • Selon l’Observatoire de l’Union nationale des propriétaires immobiliers, la taxe foncière n’a cessé de s’envoler depuis dix ans. Motif de satisfaction toutefois pour les propriétaires : cette hausse n’atteint tout de même pas celle qui avait été enregistrée entre 2008 et 2018, + 35 % sur cette période. Entre 2019 et 2020, les vingt plus grandes villes de l’hexagone ont toutes révisé à la hausse la taxe foncière : + 1,1 % pour Paris, + 0,92 % à Marseille et seulement + 0,57 % à Bordeaux.

Il fut Chauffeur privé, puis Kapten et désormais Freenow • Rarement marque aura subi de tels changements de noms en si peu de temps ! Il fut un temps où le branding tenait la marque initiale pour un actif inamovible. Un changement subtil pouvait intervenir sous l’effet de l’usage : que Le Nouvel Observateur devienne des décennies plus tard simplement L’Obs, passe encore. Que La Fourchette se traduise par The Fork, on admet au nom de la mondialisation. Mais à l’heure des start-up, la marque de VTC qui osa s’en prendre à Uber avec quelque succès n’hésite pas. Créé en 2012, le réseau explicite Chauffeur privé prend en 2017, après son rachat par Daimler, le nom plus abstrait de Kapten. Admettons. Mais en devenant Free Now, on perd de vue complètement l’objet même de la firme…

La chute du PIB va se poursuivre au quatrième trimestre • Deuxième vague et mesures de restriction obligent, la reprise économique est coupée dans son élan. Après un été plutôt dynamique et une rentrée encourageante, le rebond de l’activité sera très limité lors du dernier trimestre de cette année 2020 à oublier. L’Insee tablait sur une maigre croissance de 1 % pour les trois derniers mois de l’année. La maison de la statistique revoit son évaluation à la baisse. Dans sa note du 6 octobre, l’Insee prédisait une activité atone. Aujourd’hui, l’assureur-crédit Euler Hermes, filiale d’Allianz, estime à 1,1 % le recul de l’activité au quatrième semestre. Au premier rang des causes : la consommation des ménages et les baisses d’activité par secteurs entier, une nouvelle fois mises à mal, sous l’effet du couvre-feu notamment. On aimerait dire vivement 2021…

Un·e Français·e sur deux préfère emprunter plutôt que toucher à son épargne • À en croire une étude du CSA Research, près de 48 % de nos concitoyen·nes préfèrent souscrire à un crédit à la consommation plutôt que d’aller puiser dans leur épargne. Un comportement bien contradictoire au souhait du gouvernement de réinjecter dans le circuit économique l’épargne accumulée des ménages français durant le confinement. Pour rappel, un peu moins de 100 milliards d’euros devraient être épargnés d’ici à la fin de l’année. Une des explications : les ménages les plus aisés profitent des taux très bas du moment et préfèrent le crédit à la consommation plutôt que piocher dans leur épargne…

Le livre • « Faisons l’effort d’un raisonnement sincère pour sortir des analyses économiques convenues. Il y a une énorme inégalité des contributions individuelles, une majorité produit peu et une minorité produit beaucoup. La majorité de la population française obtient un niveau de vie supérieur au produit de son travail. La mesure de la solidarité est donnée par le rapport entre l’inégalité de production et l’inégalité de niveau de vie. La valeur ajoutée du capital est un mythe, elle est en réalité la valeur ajoutée d’un travail réalisé dans une période antérieure. C’est l’investissement qui génère le crédit, l’argent n’existe pas, le système monétaire est un jeu d’écritures. Nous pouvons alors découvrir des voies nouvelles pour créer un monde libre et solidaire où le chômage structurel sera supprimé en instaurant le produit social où on passera d’un système monétaire dirigé à un système régulé et où on changera le mode de calcul du résultat des entreprises pour avoir une vision long terme. » Si l’une de ces assertions vous parle ou si vous éprouvez la curiosité de comprendre le raisonnement de l’entrepreneur François de Coincy, qui se revendique « libéral », contactez guilaine_depis@yahoo.com

Le groupe hôtelier Accor supprime 300 à 400 postes en France • En pleine deuxième vague épidémique et au milieu d’une crise d’ampleur pour le secteur, le plan social du champion français de l’hôtellerie se poursuit, et se durcit. Son PDG Sébastien Bazin, de passage sur les ondes de France Inter, a chiffré la réduction du nombre de postes en France de 300 à 400, dans le cadre de la suppression de 1 000 à 1 200 postes dans les sièges du groupe. Ce plan social s’inscrit dans un vaste programme d’économies et de refonte de l’organisation d’Accor, pour rendre le groupe « plus agile ». En septembre, le recul du taux d’occupation moyen dans le réseau Accor est de  60 %, contre 40 % cet été et 90 % en mars et avril.

Petites initiatives écoresponsables et made in FranceÉdobois, fondé par le jeune designer Édouard Guignard, fait partie de ces créateurs qui ont tout compris en créant des objets conçus zéro déchet : il lance cinq arbres à bijoux pour Noël. Sous l’apparente insouciance de tels supports se dessinent de petits objets d’art décoratifs, « dessinés, produits et découpés avec soin, en France, avec un bois issu de la populiculture française », selon leur créateur. Bien sûr, les packagings sont recyclés et recyclables, sans plastique, les fournisseurs du créateur sont à proximité de l’atelier Édobois dans le Centre/Val de Loire. Un arbre est planté à chaque arbre à bijoux vendu.

Autre initiative, des papiers cadeaux créés par Winnie Dujeu-Loh • Les emballages de Noël « pèsent » 20 000 tonnes. Pour en alléger l’impact, la jeune designer a créé Carédeau, carré cadeau fabriqué en tissu naturel 100 % coton aux motifs festifs destiné à emballer les cadeaux. Il s’agit d’un tissage spécifique, avec un fil au-dessous pour trois fils au-dessus. Les Carédeaux se lavent en machine (sans chlore) et se repassent.

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