Vite compris le 9 octobre

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La vision des États-Unis a rarement été aussi dégradée • À en croire une étude de Pew Research Center, l’image du pays de Donald Trump demeure la plus négative depuis que l’institut a commencé ce type d’enquêtes au début du siècle. Ce ne sont pas les Français·es qui diront le contraire, notre pays affiche une opinion favorable des États-Unis à seulement 31 %, un triste record depuis 2003 et la guerre d’Irak. Une opinion positive à 41 % en Grande-Bretagne, 26 % en Allemagne, 40 % en Espagne et même… 24 % en Belgique. Pas bien haut, l’effet Trump ?

La Poste veut devenir « le leader écologique du dernier kilomètre » • Philippe Wahl, le PDG, annonce que les colis livrés en ville transiteront désormais par des véhicules utilitaires « non polluants » (électriques ?). Hanh-Nguyen Dang, directrice marketing de ParcelLab, une solution de gestion de commandes créée en Allemagne en 2015, partenaire de La Poste, en a souligné les avantages : livraisons plus rapides et dans la même journée, notamment pour les boutiques parisiennes, moyen de booster les ventes pour les marques aux magasins moins achalandés en public cette année à Noël, avantage concurrentiel du dernier kilomètre qui n’est plus « un centre de coût ». La Poste sous-traite… à une entreprise allemande. Vive l’Europe;

Louis de Gouyon Matignon, CEO de Toucan Space, accompagné par l’astronaute américain Jon McBride

Portraits de start-uppeurs • Aujourd’hui Louis de Gouyon Matignon, CEO de Toucan Space, une start-up créée dans les années 2000 qui entend « démocratiser les enjeux aérospatiaux, en permettant à chacun d’acquérir un objet ayant voyagé dans l’espace ». Première mission prévue courant novembre, après échanges et autorisations avec la Nasa. Louis de Gouyon Matignon, c’est aussi un fervent engagement pour les exclu·es, dès 16 ans, il se passionne pour la culture tsigane pour devenir le porte-parole des gens du voyage. Le patron de Toucan Space occupe aussi une partie de son temps à sa thèse en droit de l’espace, coupée entre Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Georgetown University.

Alerte maximale étendue • Après Marseille puis Paris et sa petite couronne il y a quelques jours, ce sont un quart des grandes métropoles françaises qui vont également basculer dès le samedi 10 octobre en zone « alerte maximale ». Il s’agit des villes de Lyon, Lille, Grenoble et Saint-Étienne. Il y a une semaine déjà, le ministre de la Santé Olivier Véran pointait ces métropoles, ainsi que Toulouse, et remarquait une évolution « très préoccupante ». Dans la même foulée, le président de la République Emmanuel Macron estimait mercredi 7 octobre qu’il fallait « aller vers plus de restrictions » dans les zones où la covid-19 « circule trop vite ». L’annonce des mesures sont attendues dans chaque ville dans les prochains jours, elles seront dévoilées à Lyon par le préfet de région ce vendredi. Sur les dernières 24 heures, la France dénombre plus de
18 700 nouvelles contaminations, un record depuis le déploiement des tests à grande échelle.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a demandé une revalorisation du RSA de 100 euros • Le patron de la CFDT considère que l’aide aux personnes précaires reste un « maillon faible, trop absent du plan de relance ». Pour rappel, le régime de solidarité active, pour une personne seule, s’élève actuellement à 564,78 euros par mois.

Seulement 1 Français·e sur 7 aurait pratiqué le télétravail en septembre • D’après un sondage réalisé par Odoxa, travailler depuis chez soi n’a plus eu autant la cote en septembre que durant le confinement. Alors que la ministre du Travail Élisabeth Borne recommande le télétravail pour celles et ceux qui le peuvent, le télétravail ne concernerait aujourd’hui plus qu’une minorité de Français·es. Pour rappel, presque 25 % de nos concitoyen·nes ont eu recours – régulièrement – au télétravail pendant le confinement, 14 % désormais. En revanche, le sondage révèle que près de quatre salarié·es sur dix dans des secteurs comme la banque (45 %) ou l’informatique (41 %).

Et le Brexit, dans tout ça ? • Depuis la signature de l’accord de retrait en janvier 2020, l’épidémie a occulté l’issue. Elle n’est pourtant qu’à moins de 100 jours de l’accord ou désaccord final. Or le Royaume-Uni et l’UE dansent sur une série de sujets qui pourraient enrayer tout le processus. Parmi les points d’achoppement : le « niveau de concurrence égale » (Level playing field), les quotas de pêche, l’accès aux eaux britanniques des bateaux de pêche européens. Le président du Conseil de l’UE, Charles Michel, en a fait le sujet de son point informel avec les États membres hier.

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