Voyages d’affaires : les gestionnaires n’ont pas la main sur tout

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Une étude SAP Concur montre que les entreprises vont revoir leurs politiques de déplacements…

La multinationale d’intégration de la gestion des frais et déplacements professionnels SAP Concur a sondé l’évolution du rôle des gestionnaires de voyages « dans un monde post-covid-19 : 93 % des responsables des voyages en France s’attendent à ce que leur entreprise mette en œuvre des mesures à long terme après la levée des restrictions de voyage. »

 Depuis la suspension des voyages internationaux, santé et sécurité sont devenues les prérequis des voyages. La sécurité passe au premier plan de l’évaluation des organisations (compagnies aériennes, hôtels, location de voitures, etc.) et des services (applications, sites Web, outils, etc.). C’est la préoccupation de 51 % des responsables des voyages en Europe. 30 % des responsables des voyages français prévoient des contrôles sanitaires personnels obligatoires pour les voyageurs. 26 % facilitent l’accès des voyageurs d’affaires français aux équipements de protection individuelle (gants et masques).

La notion de « devoir de protection » des voyageurs en cours de redéfinition
Deux responsables des voyages sur cinq (42 %) ont admis pendant le confinement que « leur entreprise n’était pas tout à fait prête à déterminer s’il est sûr de voyager en l’absence de directives gouvernementales ou de ramener les voyageurs chez eux en toute sécurité tout en respectant les règles de quarantaine (37 %) ».

Pour y remédier…

  • Un responsable des voyages français sur trois contrôle plus étroitement les itinéraires individuels (26 %).
  • Plus d’un gestionnaire sur trois « met en œuvre des solutions ou des services améliorés en matière de devoir de protection dans un avenir proche (30 %), et 33 % attendent de leur entreprise qu’elle mette en œuvre des politiques nouvelles ou révisées en matière de devoir de protection à plus long terme ».
  • Ils.elles adoptent la durabilité et « encouragent des comportements plus écologiques chez les voyageurs d’affaires ».

En Europe, les gestionnaires « reconnaissent qu’ils doivent d’abord se former aux questions de durabilité, avant de servir de baromètre au sein de l’organisation ».

  • 45 % « considèrent que les organisations et les services ont des options durables sur le plan environnemental ou qu’ils améliorent leur visibilité dans le but de les aider à faire des choix plus durables lorsqu’ils évaluent les options à adopter par leur organisation ».
  • Un responsable des voyages sur quatre reconnaît que « son organisation n’a pas encore mis en œuvre des politiques durables, bien qu’elle prévoie de le faire dans les 12 prochains mois ». Ils.elles réclament « des bons outils pour donner une visibilité à l’impact des voyages sur l’environnement, notamment les émissions de carbone ».

Pierre-Emmanuel Tetaz, directeur général EMEA de SAP Concur, attend des gestionnaires de voyages « qu’ils exigent des solutions qui leur donnent un meilleur accès aux informations sur les réservations des voyageurs, leur méthode de voyage et son impact sur l’environnement, ainsi que la possibilité de communiquer avec les voyageurs en temps réel. C’est seulement ainsi que les entreprises pourront à l’avenir adopter une approche plus saine, plus sûre et plus écologique des voyages d’affaires ». Traduction en creux : hommes et femmes d’affaires ne sont pas prêt.es à en passer par les fourches caudines de superviseurs de leurs déplacements…

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