Les propositions du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise pour faciliter le développement des PME

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Parmi les propositions du CJD : mise en place de délégué.es spéciaux.ales et simplifier l’accès des PME aux marchés publics.

Émeric Oudin, président CJD

Le fameux plan de relance… l’obsession du moment. Pour rebondir, le gouvernement mettra sur la table pas moins de 100 milliards d’euros pour « préparer la France à horizon 2030 ».  Au vu du poids économique que représentent nos petites entreprises, une relance réussie dépendra aussi – et peut être avant tout –, de la santé  de nos TPE-PME. Dans ce sens, il y a quelques semaines, le ministre chargé des PME, Alain Griset, a sollicité le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD) pour qu’il lui soumette trois propositions de simplification pour les entreprises. Alors, le CJD s’est prêté au jeu.

Fort de plus de 5 000 adhérent.es, le CJD, présidé par Émeric Oudin, entend bien aider les entrepreneur.euses à faire face à la crise actuelle. Pour ce faire, l’association, consultée dans une perspective de plan de relance, a formulé trois propositions qui iront dans le sens d’une « accélération de la reprise d’activité » et d’une « libération du potentiel de croissance des PME ». Trois piliers sur lesquels se concentrer : la désignation de délégué.es spéciaux.ales dans les chambres consulaires, la révision des conditions d’obtention des marchés publics et l’accession au rang de créancier privilégié pour les PME. Entre autres.

Rapprocher l’État et les entreprises
Premier constat opéré par le CJD : nombre de dirigeant.es d’entreprises se retrouvent dans une « ignorance partielle du cadre réglementaire dans lequel ils.elles évoluent ». D’où la nécessité de briser cette opacité. De là, avec l’ensemble de ses adhérent.es, l’association souhaite créer des délégué.es spéciaux.ales, issu.es des Chambres d’agriculture, des Chambres de métiers et de l’artisanat et des Chambres de commerce et d’industrie. Qui se rendraient physiquement dans les entreprises pour comprendre leurs besoins.

Ces délégué.es spéciaux.ales auront aussi pour mission d’orienter les PME vers les dispositifs publics d’aide. Car elles ne s’avèrent pas toujours au fait des droits auxquels elles pourraient prétendre. Autre défi à relever pour ces délégué.es : « Créer du lien entre  les centres de formation d’apprentis et les alternants en quête de leur premier contrat d’apprentissage », suggère le CJD.

Favoriser l’accès des PME aux marches publics
Plus que jamais, les collectivités doivent recourir à des entreprises locales et ainsi « réorienter les marchés publics vers une économie de proximité », plaide le mouvement créé en 1938. Et a fortiori privilégier les PME de moins de 50 salarié.es. Dans la même lignée, le CJD prône une hausse du seuil de dispense de procédure pour la passation des marchés publics à 70 000 euros. Avec donc, en filigrane, l’idée de généraliser ce qui a été consenti pour le secteur du BTP.

« Accorder un rang de créancier privilégié aux PME » constitue la troisième proposition émise par le CJD à destination d’Alain Griset. Car oui, selon l’association, « les PME apparaissent le plus souvent comme les premières victimes du placement de leurs clients et/ou fournisseurs en procédure collective », ce qui fragilise leur trésorerie. De là, un rang de créancier privilégié aux PME leur garantirait une meilleure protection en cas de défaillance des clients. Trois propositions pour faciliter le rebond des TPE-PME. Trois propositions qui seront discutées au sein du cabinet d’Alain Griset. Nous en attendons la réaction. GW.

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