Plan(s) de relance, la série continue…

Emmanuel Macron a annoncé un plan massif de
100 milliards d’euros pour relancer l’économie. Et sans hausse d’impôts.

Un changement de braquet de la part du gouvernement ? Dans une interview très attendue, le 14 juillet, Emmanuel Macron a annoncé vouloir réinjecter « au moins 100 milliards d’euros » dans l’économie pour relancer l’activité et a fortiori faire repartir le pays. Une enveloppe symbolique qui succède aux nombreux plans sectoriels successifs. Pour l’heure, aucune hausse d’impôts n’est prévue. La suppression de la taxe d’habitation, elle, pourrait être décalée. Points clés.

Plan aéronautique, plan tourisme, plan auto…difficile de s’y retrouver dans la relance entamée par le gouvernement. Pourtant, ce sont déjà plus de 460 milliards d’euros qui ont été dépensés pour maintenir à flots l’économie française. Macron et compagnie se doivent désormais de la relancer. De là, un plan massif de 100 milliards d’euros – annoncé en plein feux d’artifices ! –, a été promis par le Président de la République. Un plan global « à la fois industriel, écologique, local, culturel, et éducatif », qui se calque sur le modèle allemand, qui avait tablé sur un plan d’un montant de 130 milliards d’euros.

Pas de hausse d’impôts sur le revenu en ligne de mire
Cette somme de 100 milliards d’euros arrivera dès la rentrée et les détails seront précisés fin août. A priori, le montant exclut le coût du chômage partiel. Sur le financement, Emmanuel Macron a précisé ne pas demander aux contribuables des efforts supplémentaires : « Il y a une trajectoire fiscale qui a été décidée, votée par la représentation nationale, c’est celle qui sera tenue. » Il se montre aussi conscient de l’effet revers que pourrait revêtir une hausse des impôts : « Les gens ne consomment pas, le doute s’installe, et le pays ne repart pas », a-t-il expliqué.

En revanche,  la suppression de la taxe d’habitation pourrait faire les frais de ce plan massif de relance. Du moins pour les plus fortuné.es puisque les recettes générées par les 20 % des plus aisé.es qui paient la taxe d’habitation rapportent environ 10 milliards d’euros dans le budget dédié aux collectivités. Un pécule non négligeable en temps de crise. Un décalage de la suppression de la taxe d’habitation pour les concerné.es s’apparente avant tout à une mesure « de bon sens », a jugé Emmanuel Macron. Enfin, les objectifs recouvreront l’investissement dans le fret ferroviaire – toujours dans une perspective de transition écologique, dans lequel s’inscrit aussi un « plan maritime » –, et le soutien aux jeunes, « la priorité des priorités ». En faveur desquel.les « un dispositif exceptionnel d’exonération des charges», destiné à favoriser l’embauche des nouveaux.nouvelles salarié.es – jusqu’à 1,6 smic –, sera mis en place. Jean Castex précise le lendemain : 4 000 euros par recrutement d’exonération. Beaucoup de bonne volonté, plus qu’à agir. GW.

 

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