Une mesure de la Convention citoyenne pour le climat vise à réduire la vitesse à 110 km/h sur l’autoroute. Un seul souci, les « autres » Français.es s’y opposent majoritairement !

L’association 40 millions d’automobilistes dénonce « un pic qui tombe à pic ». Le 25 juin, des restrictions de circulation ont été prises pour lutter contre le pic de pollution en Île-de-France et en Normandie : certains véhicules ont été tout bonnement interdits à la circulation et… la vitesse a été limitée à 110 km/h sur les autoroutes de ces deux zones. « Cette dernière mesure n’est pas inédite, mais elle intervient alors que la Convention citoyenne pour le climat a rendu la semaine dernière ses propositions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre parmi lesquelles l’abaissement généralisé de la vitesse sur l’autoroute », note 40 millions d’automobilistes. Objectif : limiter la pollution de l’ordre de 15 à 25 % tout en réduisant la gravité des accidents de la route. Pour l’association, il s’agit d’une mesure démagogique, si elle devait être retenue par l’exécutif : « Fin mars, un pic plus important avait été mesuré mais n’avait pourtant pas débouché sur une telle mesure. »

Touche pas à mes 130 !
Une pétition mise en ligne par l’association destinée à faire retirer cette proposition explosive a d’ores et déjà recueilli près de 700 000 signatures. Un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour France Info et Le Figaro a révélé, au même moment, que 74 % des Français.es, en général plutôt d’accord avec les 149 autres propositions, s’opposaient à cet abaissement de la vitesse sur l’autoroute. Même chez les partisans d’Europe écologie Les Verts, seule une minorité (47 %) soutiennent la mesure !

Parmi les opposants à un tel ralentissement généralisé, figurent les gestionnaires de flottes automobiles d’entreprises et de collectivités. Eux. elles qui gèrent à la fois la consommation, les PV et… la grogne de leurs commerciaux qui avalent les kilomètres à longueur d’année et qui n’envisagent pas une seule seconde de se « traîner » sur les autoroutes.

Voilà l’exemple type du dilemme que l’humanité aime créer. Dans l’absolu, les avantages de la limitation sont écologiquement patents, surtout quad le parc auto sera électrifié. Au ras du bitume, on ne rééduque pas des peuples habitués à toujours plus de vitesse le temps d’une Convention, fût-elle citoyenne. Et si le gouvernement soumet certains articles à référendum, nul doute que « le 110 » ferait l’objet, aujourd’hui, d’un refus majoritaire. Mais dans quelle proportion ? Le savoir serait instructif… RR et OM

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