Good COP bad COP

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Jacques Draussin

Pour sa 26e édition, la « Conférence des Parties » s’est encore achevée sur un constat simple. Nous allons tous y passer avant la fin du siècle. Du moins nos enfants et nos petits-enfants. Cuits au plat comme des œufs bio, bouillis comme du pot-au-feu de soja.

La terre se réchauffe, la banquise fond, les océans débordent, l’espèce humaine est promise à la disparition, plus sûrement encore que celle des dinosaures il y a 65 millions d’années.

Depuis 1995, date de la COP n° 1, c’est la chronique d’une mort annoncée de la planète et de ses occupants bipèdes que les défenseurs de l’environnement réécrivent au rythme angoissant du dérèglement climatique et de ses manifestations spectaculaires.

Reconnaissons que les pays champions de l’émission de CO2 mettent du leur pour noircir le tableau et roussir la planète [la Chine et l’Inde ne sont pas loin de prétendre que tout est bon dans le charbon].

Mais, entre une Greta Thunberg qui décrète la grève des cours tous les vendredis et nous pourrit le moral les autres jours de la semaine et un Yann Arthus Bertrand, recordman mondial héliporté de l’empreinte carbone reconverti dans la terre vue d’en bas, les raisons d’espérer en l’avenir sont minces.

Après cette 26e COP et la 26e déclaration de son échec par les organisations écologistes, il serait temps d’essayer d’insuffler un petit brin d’espoir en l’avenir de l’humanité. Parce que là, fichu pour fichu, si vraiment on ne peut plus rien tenter pour sauver notre peau, je pense arrêter de faire pipi sous la douche, laisser l’eau couler quand je me lave les dents, renoncer à manger des légumes moches et du quinoa, mettre à la déchetterie mon sac de courses en amidon de maïs dégradable et m’offrir sans remords un petit week-end à Barcelone.

Et puis, qu’est-ce que c’est que cette étrange obstination à toujours choisir le moment où l’on commence à se geler pour organiser des conférences sur le réchauffement climatique ? La prochaine COP, déplaçons-la au mois d’août en pleine canicule cairote. Au moins, on sera dans l’ambiance.

Jacques Draussin, journaliste, éditeur de La Griffe santé, jacques.draussin@gmail.com

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