David Fayon : “L’année numérique 2019 : GAFami ou GAFennemi ?”

Selon un récent rapport publié par Oxfam, les 26 plus riches ont autant d’argent que la moitié de l’humanité. Parmi eux figurent les fondateurs d’Amazon, de Microsoft, de Facebook ou encore d’Alibaba. Rien d’étonnant dans la mesure où les premières capitalisations boursières sont désormais dans la sphère du numérique alors que, naguère, elles entraient dans la pétrochimie et l’automobile.

En 2019, nous serons plus que jamais dans l’ère des GAFA (Google Amazon Facebook Apple) et même des GAFAMI. Car s’ajoutent Microsoft qui a entamé un virage open source avec Satya Nadella, son PDG, et IBM, ancien leader de l’informatique et présent sur le B2B, riche d’une  stratégie R&D offensive. Les GAFAMI possèdent du cash comme l’ont montré les rachats spectaculaires de RedHat par IBM pour 34 milliards de dollars et de GitHub par Microsoft pour 7,5. Puis les BATX (Baidu Alibaba Tencent Xiaomi), équivalents chinois, vont s’exporter un peu plus au nom d’une guerre des données, le nouvel or transparent, entre États-Unis et Chine.

Si les GAFAMI présentent de nombreuses opportunités et facilitent la vie, leur dépendance au quotidien est forte. L’exploitation des données, pour ficher ou manipuler (affaire Cambridge Analytica, fake news) a pour conséquence une prise de conscience grandissante des risques de la part des citoyens, d’autant que ces géants du numérique échappent en grande partie à l’impôt supporté ailleurs.

Pour autant la France et l’Europe ne doivent pas baisser les bras. Au-delà du cliché « les États-Unis innovent (ou plutôt marketent), la Chine copie (et innove de plus en plus), l’Europe règlemente (et la France taxe) », l’esprit de créativité des Français est fort.

Le numérique reste une terre d’opportunités pour la nation, ses entrepreneurs et ses entreprises opéreront leur transformation digitale avec un bon équilibre à rechercher dans toutes les sphères entre humain et technologie.

 

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