“Grande école : cultiver l’audace d’aller à contre-courant” par Christophe Germain

Casser les codes. Les nombreuses success stories de ceux qui l’ont fait, comme les GAFA, nous feraient presque oublier l’indispensable saut dans le vide qu’ils ont eu le courage d’opérer pour inventer des modèles complètement inédits et révolutionner les usages. Depuis leur création, les business schools françaises ont-elles vraiment pris tous les risques pour se démarquer ?

Elles ont rapidement su passer de la formation de managers de « niveau intermédiaire » à celle des cadres de niveau supérieur via une qualité académique accrue. Pionnières en France, elles ont, à la fin des années 80, su s’ouvrir à l’international à travers des partenariats permettant l’échange d’étudiants et de professeurs. Puis elles ont largement développé leur recherche, pour ne plus se contenter de diffuser le savoir, mais le produire. Depuis, celles qui innovent de façon disruptives sont rares, dans un environnement (classements, accréditations, etc…) qui les contraint à s’institutionnaliser.

Audencia Business School a toujours eu le courage de dépasser les leviers traditionnels d’innovation pour répondre aux enjeux d’évolution de notre monde. C’est portée par cette volonté que l’Ecole Supérieure Nantes Atlantique est devenue Audencia au début des années 2000, une marque « osée » à l’heure où la quasi-totalité des business schools françaises se rangeaient sous l’acronyme ESC. Quand le modèle de développement de la majorité des entreprises consiste à atteindre une taille critique en fusionnant avec des concurrents, Audencia Business School fait le choix de s’associer à des acteurs leaders de domaines d’expertise complémentaires hors du champ du management. L’objectif ? Proposer des formations inédites reposant sur l’hybridation des compétences qui répondent aux métiers de demain. Précurseur depuis 20 ans, Audencia a ainsi développé des formations en lien avec le sport et la culture. Son alliance avec Centrale Nantes et l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes a ensuite ouvert la voie à des parcours hybrides en management, ingénierie et architecture, dont les diplômés sont extrêmement prisés par les entreprises. Depuis, des doubles diplômes mixant le management avec le droit, les sciences politiques, les arts, l’agronomie, les lettres, etc., ont également vu le jour.

Le succès de ce modèle de coopération en France nous a servi de tremplin vers le marché international. En Chine, la Shenzhen Audencia Business School créée avec l’Université de Shenzhen forme à la fois des étudiants locaux et français, avec un modèle de gouvernance innovant au sein d’un des écosystèmes les plus dynamiques du monde, souvent comparé à la Silicon Valley. L’université chinoise met à disposition ses locaux et son écosystème académique et économique et Audencia se charge de l’ingénierie pédagogique et des aspects académiques.

Notre Cooperative Center for Studies à Pékin, avec une université technologique, le Beijing Institute of Technology, est également né de cette coopération multidisciplinaire.

Audencia entend bien ne pas en rester là. Les projets en cours et à venir seront empreints de cette détermination à être toujours plus audacieux afin que l’école accomplisse sa mission : former et accompagner des créateurs de valeurs innovants et responsables, faire évoluer l’enseignement et inspirer de nouvelles pratiques en entreprise.

Par Christophe Germain
Directeur général d’Audencia Business School

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