“Okaray” par Shana Enkaoua Meghira et Shana Sebban de l’Ecole de management Léonard de Vinci

Okaray, précurseur de l’art de demain

2022. Aujourd’hui c’est l’inauguration de la première galerie d’art interactive au monde. Tous les journaux en parlent, les gens se questionnent et les touristes font le voyage jusqu’à Paris pour y participer. Les rumeurs courent, il paraîtrait qu’il serait possible de parler avec une œuvre d’art…

Il est 19h. La galerie s’ouvre et souffle un sentiment de chaleur sur la foule empressée. Incroyable, une collection pleine de sens avec un art qui prend vie.

Fermez les yeux. Imaginez-vous quelques instants dans cette galerie. Vous êtes à l’intérieur. Imaginez que les gens autour de vous interagissent avec les œuvres exposées. Une place se libère, c’est à votre tour de vivre l’expérience. Vous êtes devant le portrait d’une femme. Vous souriez. Elle vous sourit. Perplexe, vous faites un signe de la main en lui disant « bonjour ». Elle vous répond. La conversation ne fait que commencer… Demandez-lui de vous raconter son histoire.

Satisfait de votre première expérience, votre visite continue. Imaginez que toutes les œuvres d’art qui vous entourent soient interactives et s’animent en fonction de vos mouvements, vos paroles, vos émotions…

Vous pouvez maintenant rouvrir les yeux… Car ceci n’est pas un rêve mais la réalité.

OKARAY a révolutionné le monde de l’art. Comment intégrer de nouvelles technologies à l’art ? Pour un domaine aussi classique cela pourrait paraître être un paradoxe. Mais la réalité de la société dans laquelle nous évoluons a dissipé toutes les inquiétudes. Une intelligence artificielle qui crée une interactivité directe entre l’œuvre et son public promet de moderniser l’art tout en dynamisant les expositions.

Pour ses fondatrices, OKARAY est la solution face à la lassitude des gens pour les musées traditionnels. Des endroits ennuyants, peu chaleureux et sans vie. OKARAY permet de redécouvrir l’art en y posant un regard neuf, qui se veut technologique et innovant.

Faisons place aux expositions ludiques et plus attractives.

Il est maintenant 22h, la galerie est pleine. Tous s’amusent avec les différentes œuvres de la collection. OKARAY a fait de l’art un loisir à part entière et accessible à tous.

Ne soyez plus de simples spectateurs, devenez acteurs de l’art de demain

Avis d’expert : Entretien avec Fernanda Arréola, professeur en stratégie et entrepreneuriat de l’Ecole de management Léonard de Vinci (EMLV).

« Les idées seules ne suffisent pas, il faut les présenter, les expliquer, les vendre.

Aussi, la communication est-elle essentielle dans ce parcours »

Fernanda Arréola a rejoint, il y a tout juste deux mois, le pôle Léonard de Vinci. Mexicaine, ingénieur en mécanique de formation, elle a préparé un MBA aux Etats-Unis, à la Thunderbird de Phoenix, mené des recherches au Brésil, avant de s’installer en France en 2015. Sa multi-culturalité la dote d’un regard aiguisé et plein de recul sur le développement de l’entrepreneuriat dans l’Hexagone, et au sein de l’EMLV, école post-Bac.

Percevez-vous un intérêt de vos jeunes pour l’entrepreneuriat ?

Fernanda Arréola : « L’attirance des jeunes pour l’entrepreneuriat et l’innovation est toute naturelle, en raison des valeurs véhiculées par les start-up comme la flexibilité ou l’opportunité de réussir dans différents domaines, d’avoir des casquettes variées. Aussi, à l’EMLV, pas de majeure dédiée à l’entrepreneuriat. Mais, quelle que soit leur spécialisation, les étudiants sont familiarisés avec cette thématique. C’est une sorte de fil rouge tout au long du cursus, qui va en augmentant pendant ces cinq années d’études. Dès mon premier cours, ma première heure avec eux, 30 % ont manifesté leur intérêt pour l’entrepreneuriat, trois ont déclaré avoir un véritable projet. »

Concrètement, comme cela se traduit au sein de l’EMLV ?

F.A : La semaine dernière a été présentée à la direction générale de l’école le projet d’une association dédiée uniquement à l’entrepreneuriat. Créer un réseau de ceux qui se sont lancés pour savoir à qui poser les questions. Les jeunes préfèrent parler à d’autres jeunes. Aujourd’hui, 500 projets de création d’entreprise ont déjà été portés. En 2018, 12 de nos étudiants ont adopté le statut d’étudiant entrepreneur. Et c’est sans compter les hackathons, les semaines de transversalité où futurs ingénieurs, pros d’Internet et managers travaillent ensemble sur des projets de création d’entreprise. Les idées seules ne suffisent pas, il faut les présenter, les expliquer, les vendre. Aussi, la communication est essentielle dans ce parcours. Un point sur lequel on insiste particulièrement, quel que soit le cursus suivi. Et, preuve encore de la mobilisation de l’école sur cette thématique : la mise en place à la rentrée 2018 d’un MBA axé sur la transformation et l’innovation. Et pas que digitale. Trop souvent, dans le discours, ça se limite à ce champ-là.

Comment se situe la France dans le développement de l’entrepreneuriat ?

F.A :Si la réputation des Etats-Unis n’est plus à faire, c’est le meilleur moment pour être en France actuellement. L’intérêt des étudiants est là, les incubateurs aussi. L’écosystème est riche avec des opportunités multiples. Et les jeunes se lancent. A raison, c’est une formidable expérience, riche d’enseignements, appréciée des recruteurs également. C’est l’occasion de développer son capital social.

(Elle monte actuellement sa propre entreprise – dans la bière artisanale. Une casquette de plus pour Fernanda Arréola, NDLR.)

Murielle Wolski

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