Avons-nous oublié l’effort pour la mollesse des compromis ?

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Marc Drillech Directeur Général de Ionis Education Group
Marc Drillech,
professionnel de la communication et directeur général de Ionis Education Group

Je suis, entre autres, un crétin de boomer qui refuse les CV remplis de fautes.


C’est vendredi.
Les poulains moulinent et le temps est à la réflexion.

Et je me demande, parole de boomer, si nous avons raison de négliger à ce point le langage et l’expression écrite, si notre tolérance n’est pas l’union de la fainéantise et du refus du conflit, si nous oublions l’effort pour la mollesse des compromis.

Avons-nous perdu à ce point la foi dans l’éducation, la vertu du temps, l’apprentissage, l’entraide, le bon conseil, pour accepter les amoncellements de fautes d’orthographe et de grammaire, la pauvreté des expressions, comme des maux de l’époque, des signes de jeunesse, des formes de révoltes … Oui, tous ces prétextes sont bons pour ne pas se bouger.

Parce que les outils ne manquent pas.

Les diverses formules, projets Voltaire et autres, font que l’on peut rapidement progresser dans les domaines du vocabulaire, de l’écrit, de la grammaire, et dans l’art de s’exprimer.

Et nous savons que les plus démunis payeront les premiers.

Je suis un crétin de boomer qui refuse les CV remplis de fautes. Je n’insulte pas mon interlocuteur. Je ne cherche pas à l’abaisser. Je l’encourage à se discipliner pour éviter des déconvenues cruelles.

Car quand la langue ne mérite pas d’être respectée, pas plus que les gens, les idées, les convictions, quand on croit que la liberté de tout faire mal fait avancer la société, on débute en réalité la barbarie.

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