Le DS7 Crossback voit grand

Le SUV familial de la nouvelle marque française veut concurrencer les meilleurs du segment. Il a pour cela de solides atouts à faire valoir.

Mercedes, Audi, BMW, Volvo, Jaguar sont dans son collimateur. C’est dire si DS a de l’ambition. Premier opus de la marque en pleine identité depuis son émancipation de Citroën, DS  a pris des risques somme toute mesurés avec ce numéro 7. Son créneau – le SUV familial – est en effet un des plus dynamiques du marché aujourd’hui, mais aussi un des plus encombrés. Le constructeur, fidèle à sa stratégie de montée en gamme, vise donc le haut du panier avec un véhicule soigné et super équipé. Élu dès le 14 mai 2017 voiture présidentielle par le nouveau chef de l’État français en remplacement de la DS5, le DS7 Crossback en impose avec une face avant hexagonale au beau regard doté de feux à Led directionnels, génétique DS oblige. Lesquels se teintent de violet et basculent à 180 degrés au déverrouillage. Pour le fun. Le dessin global de l’engin se montre hélas beaucoup plus raisonnable et n’attire pas vraiment l’œil des passants en dépit de ses grosses roues de 18, 19 ou 20 pouces.

Finition soignée

A l’intérieur c’et une autre histoire. DS reprend le parti pris du design angulaire de la DS5 en mieux, avec une qualité de finition indéniable. La planche de bord (en cuir nappa sur notre version d’essai) est vraiment superbe tout comme les sièges profonds et de très bonne tenue. Contrairement à la DS5 dans laquelle on pouvait se sentir engoncé, le « 7 » est spacieux, lumineux grâce au toit panoramique en verre ouvrant et très confortable grâce à l’amortissement piloté, là aussi en rupture avec l’amortissement à l’allemande de sa devancière qui faisait injure à Citroën.

Au centre de la planche de bord trône un magnifique écran tactile 12’’ horizontal avec boutons de commandes sensitifs. Et derrière le petit volant à méplat un combiné numérique également de 12’’, personnalisable depuis le volant.

Dommage que DS ait fait l’impasse sur l’affichage tête haute, seule fausse note dans la riche partition de l’équipement de confort et d’aides à la conduite qui offre, entre autres, de série, et selon le niveau de finition : accès et démarrage mains-libres ; alerte de franchissement de ligne ; régulateur adaptatif avec maintien dans la voie ; système de vision nocturne avec une caméra infrarouge, placée dans la calandre, permettant de détecter piétons et animaux sur la chaussée jusqu’à 100m ; hayon motorisé avec accès bras chargé ; banquette arrière électrique ; système d’alerte anti somnolence (2 caméras surveille en permanence le regard et les mouvement de tête du conducteur et la trajectoire de la voiture) ; système d’éclairage actif (un projecteur principal LED et trois modules LED rotatifs qui pivotent et s’inclinent en fonction de l’angle au volant, de la vitesse de la voiture et des conditions météorologiques) , etc….

La mécanique est parfaite avec une excellente tenue de route made in PSA et des moteurs performants : deux blocs turbo diesel 130 et 180 chevaux en boite manuelle ou automatique (EAT8), deux autres blocs turbo essence de 180 et 225 chevaux  disponibles uniquement en boite auto, tous en deux roues motrices. Une version hybride de 300 ch à 4 roues motrices sera commercialisée au printemps prochain.

Modèle essayé DS 7 Grand Chic, inspiration Rivoli, Bluehdi 180-BVA8. Tarifs à partir de 48 800 euros. Tarifs gamme essence à partir de 38 550 euros. Tarifs gamme diesel à partir de 31 200 euros.

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