Back Market, la licorne du reconditionnement

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Qui ? Back Market
Quoi ? Une marketplace spécialisé dans les appareils électrique et électroniques reconditionnés.

Dans un monde de plus en plus conscient des enjeux écologiques et de la nécessité d’une consommation plus raisonnée, le marché du reconditionnement bat son plein et grimpe en flèche. En la matière, la start-up française Back Market a su se démarquer, et s’impose aujourd’hui comme un leader mondial du secteur, membre du club des licornes françaises.

L’économie circulaire a le vent dans le dos. Et la reconditionnement y est pour quelque chose. L’idée est simple : récupérer des appareils non utilisés, les « reconditionner », puis les revendre en parfait état de marche. A l’heure de la crise sanitaire, le phénomène s’accélère. En novembre 2020, un baromètre Ifop révélait que 60 % des Français·es déclaraient vouloir acheter ou avoir l’intention d’acheter un smartphone reconditionné. Une vague sur laquelle la start-up française Back Market surfe avec brio. L’entreprise, lancée en 2014 par Thibaud Hug de Larauze, Vianney Vaute et Quentin Le Brouster, s’en est fait une spécialité : sa marketplace ne propose que des appareils reconditionnés et près de 1 500 revendeurs de produits d’occasion testés et réparés. Et pour cause, le marché du reconditionné connaît une croissance à deux chiffres : entre 11 et 13 % par an. On estime le marché mondial du reconditionné à plus de 50 milliards d’euros, dont 22 milliards d’euros pour les seuls smartphones. Pour l’heure, le balance est ultra favorable aux produits neufs : on estime à seulement 7 à 10 % la part de produits vendus reconditionnés. Back Market s’est donné une mission : inverser ce ratio.

Prix et écologie
Pour les consommateur·rices, le reconditionnement ne manque pas d’arguments. Le critère le plus important : celui du prix du reconditionné, par définition plus attractif et qui permet de s’offrir un produit dont le prix neuf est parfois inaccessible. 56 % des personnes ayant acheté ou l’intention d’acheter du reconditionné citent le critère du prix comme facteur d’achat principal. Ensuite, vient l’argument écologique de préservation de l’environnement, l’un des fondements du reconditionnement. Sans oublier la lutte contre l’obsolescence programmée des produits neufs, à qui il s’agit de donner une seconde vie.

Un poids lourd à impact positif
Back Market ne se contente par d’être le leader incontesté du marché du reconditionnement en France et en Europe. Après sa levée de fond XXL de 276 millions d’euros réalisée en mai dernier, la start-up rejoint le très fermé club des licornes tricolores (ndlr : les entreprises ayant dépassé le seuil du milliard de dollars de valorisation, soit 820 millions d’euros). La France compte aujourd’hui en tout et pour tout 15 licornes, depuis la récente intégration de Ledger. Pour le secrétait d’Etat à la Transition numérique, Cédric O, l’exemple de Back Market montre « à quel point le numérique fait partie des solutions. Pour l’entreprise, cette levée de fonds majeure est synonyme d’accélération du développement à l’international (Back Market est déjà présent dans 13 pays en Europe, en Asie et aux États-Unis). Le bémol : le gouvernement a manifesté son intention d’instaurer une redevance pour copie privée sur les produits reconditionnés, qui pourrait augmenter de 10 % le prix de vente des appareils reconditionnés selon le Syndicat interprofessionnel du reconditionnement et de la régénération des matériels informatiques, électroniques et télécoms (SIRRMIET).

ABA

 

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