« La vie est assez simple : vous faites des choses. La plupart échouent », ironisait Léonard de Vinci. Steve Jobs, Albert Einstein, Teddy Riner, les plus grands dirigeants ont réussi car ils ont préalablement échoué. L’échec est la mère de toutes les réussites ! Qui se souvient qu’Alexander Fleming a découvert la pénicilline par erreur ? Pourtant, la culture de l’échec n’est pas la même d’un pays à l’autre. Et dès lors, la vitesse du rebond non plus.

Canada : Se former à l’échec

« Protéger notre capacité à prendre des risques et à innover nécessite de changer notre relation avec l’expérience de l’échec. Au lieu de nous concentrer sur la perte, nous devons présenter chaque échec comme une opportunité d’accélérer notre apprentissage et de devenir meilleur et plus fort à long terme. » C’est ce que propose le premier institut de formation à l’échec.
Intérêt : apprendre à présenter chaque échec pour le transformer en réussite.

États-Unis : 50 000 façons d’échouer et de réussir !

Aux États-Unis comme ailleurs, la très grande majorité des start-up échouent. Du manque d’adéquation au marché des produits à la discorde au sein d’une équipe, les causes de 101 échecs de start-up sont passées au peigne fin par une étude récente de CBinsight. Elle identifie les 20 principales raisons de « plantage ». La première est l’inadéquation du produit au marché, suivi du financement. Mais il en existe bien d’autres.
Intérêt : pourquoi les start-up échouent ? Dans un pays dans lequel l’échec est valorisé et l’initiative encouragée, l’étude montre les causes et apporte des témoignages pour ne pas hésiter à se lancer !
« J’ai appris cinquante mille façons de ne pas y arriver et je suis donc cinquante mille fois plus proche de l’expérience finale réussie », disait Thomas Edison.

France : Une loi pour le droit à l’erreur

« Faire confiance », à travers l’instauration d’un droit à se tromper pour chacun/e et encourager la bienveillance dans les relations entre les Français/ses et leurs administrations mais aussi « faire simple », tel est l’esprit de la loi du 10 août 2018 « pour un État au service d’une société de confiance ». C’est beau. Un site a d’ores et déjà été mis en place : www.oups.gouv.fr (l’intitulé « oups » ne manque pas d’humour). Un projet de loi est actuellement au Sénat pour instaurer le droit à l’erreur des collectivités.
Intérêt : instituer une culture positive et un principe de confiance a priori, et non plus considérer par défaut le citoyen comme un fraudeur potentiel. La loi a pour effet d’inverser la charge de la preuve. Ce sera désormais à l’État de démontrer la mauvaise foi de l’usager.

Kill your business !
Repérez et regardez en face vos propres failles ! ALD Automotive a demandé à ses salariés répartis dans n pays de travailler à identifier ce qui tue leur propre activité !
Intérêt : faire prendre conscience des risques et des évolutions pour anticiper les actions et les innovations à mettre en place, avant que d’autres ne s’y mettent.

Japon : L’échec ? C’est vous !

La culture japonaise est bien connue pour combattre l’échec, quitte à y laisser sa vie. « Les femmes n’ont qu’à s’en prendre à elles-mêmes plutôt qu’à la hiérarchie dominée par les hommes pour leur manque de volonté de percer le plafond de verre et d’atteindre la salle du conseil d’administration de l’entreprise », indiquait avec une certaine brutalité une enquête réalisée par le quotidien The Asahi Shimbun avant la Journée internationale de la femme le 8 mars !
Intérêt : au-delà du cynisme macho du constat, tenter de réussir à faire bouger les lignes malgré une culture rigide. Mais c’est du brutal…

Patrice Remeur

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