Un futur présentable

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Le débat sur le monde de l’après-covid est tranché : les entreprises seront bel et bien génétiquement modifiées.

Olivier Magnan, rédacteur en chef

Le débat, un temps, porta sur le grand bouleversement de l’après-covid. Plus rien ne serait « comme avant ». On a même élu quelques maires écologistes et laissé espérer aux Verts qu’ils pourraient ravir « le pouvoir », comme l’on dit. Mais les Verts sont comme les raisins de la fable, ils agacent les dents… Pourtant, le grand projet qu’ils portent, la transition énergétique, climatique ou la décarbonation se fera avec et sans eux : elle est de l’ordre des nécessités vitales. Et, lentement, prudemment, mais sûrement, tout se met en place pour que le grand bouleversement s’opère : le « vieil » Accord de Paris de 2015 qui impose la neutralité carbone auprès de 200 pays. Le prochain accord mondial sur la biodiversité (octobre 2021) qui placera sous protection 30 % des territoires terrestres et marins des États signataires. Et le Pacte vert européen de 2019 qui impose aux 27 de l’UE de réduire de 55 % leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur bilan de 1990 à horizon 2030 (contre 40 % jusqu’alors).

Ça va grincer, outrepasser, réclamer des délais, mais les machines étatiques vont pressurer les producteurs, lesquels vont s’adapter (et sans doute retrouver des dynamiques de marché étonnantes, comme le pressent depuis son élection au Medef Geoffroy Roux de Bézieux).

Mais quantité d’autres transitions attendent les entreprises au tournant des dix ans à venir. Elles vont même impacter leur ADN, ce que la rédaction d’ÉcoRéseau démontre dans la prochaine parution du magazine. Je les nomme « entreprises génétiquement modifiées ». Parce qu’elles ne vont pas adapter leur modèle dans un système obsolète capitaliste qui craque de toutes ses coutures : elles vont renaître comme des organismes reprogrammés : les start-up et leurs codes modifiés en sont les premiers signes. Les entreprises à mission incubées dans la loi Pacte, sans doute l’invention macronienne déterminante, le deuxième acte.

Mais sous l’effet des dix lois nouvelles de l’activité et des marchés, du grand groupe à la TPE en passant par les ETI, c’est un monde d’après-covid qui est en train de naître, en une mue énorme et lente. L’ère industrielle se referme. La cyber commence. Elle devrait assurer à l’humanité un futur présentable…

Les dix tendances fortes et faibles qui vont se faire sentir dès 2021

Télétravail • Données personnelles • Modèle d’entreprise • Robotique/automatisation • Financements • Relocalisations • Raison d’être • Interfaces virtuelles • Transition environnementale • Présence sur les réseaux

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