EcoRéseau Business n°39

L’ivresse importe, le flacon aussi…

La remise des Trophées Optimistes par EcoRéseau Business dans le cadre du Printemps de l’Optimisme, comme chaque année, a été riche d’enseignements. Bien évidemment la manifestation, tenue au Conseil économique social et environnemental (CESE) les 17 et 18 mars, a comme à chaque fois étonné par sa diversité d’entrepreneurs, experts et bénévoles prouvant que les initiatives positives et constructives ne manquent pas en France. Mais elle a aussi prouvé ce lien indéniable qui existe entre optimisme et réussite concrète. Il n’y avait qu’à regarder le visage éclairé et jovial de l’Electron Libre Philippe Croizon ou la fierté contagieuse du Culture du Rebond Olivier Remoissonnet pour comprendre que c’est par leur personnalité avant tout que ces lauréats ont déplacé des montagnes. Celui qui entreprend et entraîne les autres le fait avant tout par son charisme et sa confiance en l’avenir. Une énergie qu’il démontre par ses actes, son discours, mais aussi ses gestes. Il ne suffit pas d’avoir au bon moment la bonne idée et la technologie idoine comme notre Electron Libre de ce numéro, Christian Vié et son impression de livres à la demande dans les librairies, ou le courage de se lancer avant les autres comme le Culture du Rebond de ce mois-ci Emery Jacquillat et sa reprise de la Camif, le fameux vendeur d’équipements de la maison alors en déliquescence. L’impression dégagée, le langage corporel des décideurs est déterminant, comme notre dossier de couverture l’analyse. Gare à ceux qui ne le maîtrisent pas et multiplient les anomalies comportementales. Si certains sont devenus des « champions de niche », ces ETI discrètes décrites dans l’Enquête qui inventent leur marché ou en deviennent leaders grâce à une innovation déterminante, si d’autres osent mettre en place l’entreprise sans hiérarchie comme racontée en Manager Autrement, si d’autres encore seront les premiers à profiter des data plus précises du système européen satellitaire Galileo enfin en activité, c’est parce qu’ils oseront, mais aussi parce que leur entrain sera communicatif. Dans l’économie de la connaissance et la troisième révolution industrielle que Grégoire Stentilhes, dirigeant de la société d’investissements Nextstage décortique en Regard Digital, les gagnants ne seront pas seulement dotés en intelligence, technique et capitaux. Le fond est crucial, la forme le semble tout autant. Ils seront aussi communicatifs de leur vision, dans le moindre de leurs gestes, parce qu’ils seront « habités ». Les candidats à la présidentielle française le savent parfaitement…

Jean-Baptiste Leprince
Fondateur & directeur de la publication

Julien Tarby
Rédacteur en chef

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