EcoRéseau Business n°22

Seul(e) sur le sable, les yeux dans l’eau…

Qui a dit qu’en été notre cher lecteur(trice), parce qu’il(elle) est allongé(e) au soleil avec un mojito dans une main et les doigts de pieds en éventail, met entres parenthèse ses lectures économiques de l’année ? Ayez la bonne idée de glisser ce numéro double dans la valise entre les tongs et la serviette multicolore, d’une part parce qu’il fera un parfait cache-soleil, mais aussi parce que les sujets traités, aussi estivaux soient-ils, n’en demeurent pas moins interpellatifs d’un point de vue économique. Ainsi Nans et Mouts, s’ils amusent les téléspectateurs de France 5 en se lançant des défis de voyages nus à travers l’Europe, n’en demeurent pas moins des entrepreneurs malins et de fervents théoriciens de la décroissance. Le business model du Zoo de Beauval, les approches des parcs du Puy du Fou et du Futuroscope, le rebond stratégique du Club Med ou les mesures plus précises de l’économie du bonheur par les Etats prouvent que l’on peut mêler sujet rafraichissants et informatifs. Les technophiles invétérés se délecteront sur leur Kindle 3G des papiers sur les montres connectées ou la reconnaissance faciale ; les amateurs de bonne chère apprécieront le Réseaux & Influence sur les Confréries, les hédonistes d’un autre genre se délecteront du prospective sur le sexe connecté de demain. Mais surtout chers lecteurs, vous qui n’entendrez plus le bruit de la mer et ne vous agacerez plus des grains de sables glissant sur votre serviette – tant vous serez intéressé… si, si ! – la Une sur les entreprises centenaires, leurs secrets de longévité et leurs obstacles, saura vous adresser un formidable message

d’espoir alors que la conjoncture est censée l’annihiler. Pas assez rentables ? Trop peu réactives face aux exigences d’une économie moderne ? Ringardes ? Celles qui ont été critiquées par le passé s’affirment désormais comme un modèle de résilience. L’innovation, aussi astucieuse et révolutionnaire soit-elle, ne signifie pas forcément vente. Les goûts et habitudes des clients, l’offre concurrente ou les normes en vigueur peuvent démontrer le contraire. Ce ne sont pas les concepteurs du mini disc, du Bi-Bop, du New Coke, de la 1007 ou de la Vel Satis qui diront le contraire… Les entreprises séculaires mises à l’honneur ne sont généralement pas des acteurs high techs, évoluant dans des secteurs traditionnels comme l’agro-alimentaire, le textile, le négoce, le transport… Simplement, elles ont poussé leur adaptation à son paroxysme, qui consiste à coller aux aspirations de clients fidèles et de longue date, avec lesquels elles entretiennent des liens humains. Mieux vaut bien les connaître pour concocter en continu l’offre de niche subtile, qui met à l’abri des grands concurrents et répond parfaitement aux desiderata… Bonne lecture puis bonne baignade !

Jean-Baptiste Leprince
Fondateur & directeur de la publication

Julien Tarby
Rédacteur en chef

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