EcoRéseau Business n°13

L’entrepreneuriat, nouvelle matière pour la rentrée des classes ?

Retour en mai 2012… ou plutôt prospective constructive à l’aube de la rentrée de septembre 2014 :
« Moi entrepreneur, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire.
– Moi entrepreneur, j’engagerai de grands débats car il est légitime qu’il puisse y avoir des discussions sur n’importe quel sujet.
– Moi entrepreneur, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue, pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m’occuperai pas de tout, et j’aurai toujours le souci de la proximité avec mes collaborateurs et mes clients ou partenaires.
(…) »
Cette anaphore – qui souligne sans conteste les postures « normales » de l’entrepreneur idéal – est-elle si évidente dans la pratique ? Et qui sont ces individus ou ces entités qui s’illustrent
sur le chemin de la création d’entreprise ? C’est la question que le journal EcoRéseau se pose dans chacune de ses éditions car nous pensons que la relance passe notamment par cette forme d’engagement.
Dans la continuité de ce que nous vous avons précédemment présenté, nous persistons à mettre en lumière des entrepreneurs d’horizons différents. Qu’ils soient jeunes ou plus âgés,
autodidactes ou expérimentés, étudiants ou toujours salariés… nous avons besoin d’un élan généralisé et sommes persuadés qu’il existe un entrepreneuriat « pour tous » : par exemple,
nous avons rencontré des « seniors(entre)preneurs » qui croient ou ont toujours su croire en eux et en leurs idées alors que le contexte ne les prédestinait pas à de telles entreprises.
Nous avons également étudié les possibilités qu’offrent les cellules d’essaimage, ces (nouveaux) départements appartenant à de grands groupes et permettant à des salariés de développer leurs idées. Aussi et entre autres, nous abordons la question des concours qui ont pour vocation d’encourager l’entrepreneuriat, soutenir l’innovation et aider le développement
de projets.
Autant de sujets passionnants pour de belles promesses d’avenir.
Cependant, sommes-nous assez éduqués en France pour passer à l’acte, et faire de l’entrepreneuriat au sens large une chose « normale » ? Car être chef d’entreprise n’est pas toujours
un long fleuve tranquille.
Si pour certains cela relève parfois de l’inné, ne serait-il pas utile d’enseigner l’entrepreneuriat ? Un véritable accompagnement serait judicieux et légitime face à toutes les difficultés
que nous pouvons rencontrer au quotidien, et permettrait l’entrée définitive de cette notion dans nos moeurs.
Et si l’entrepreneuriat s’inscrivait dans nos programmes pédagogiques et devenait ainsi le savoir-faire de demain

Jean-Baptiste Leprince
Fondateur & directeur de la publication

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