Plan d’aides aux entreprises : toujours (un peu) plus

Le ministre de l’Économie a cité en direct au JT de France 2 les « ajustements » de son plan.

Le plan d’aides gouvernemental à destination des entreprises, dans le cadre de la loi d’urgence économique, n’en finit pas de s’ajuster, sous l’effet des interactions quotidiennes avec les organisations professionnelles, sans cesse en dialogue avec Bercy. Une façon nouvelle de travailler hors les réunions formelles et un signe positif de la résilience du ministère de l’Économie.

Parmi les nouveaux ajustements, Bruno Le Maire a cité le fonds de solidarité doté de 1,7 milliard d’euros à destination des TPE ou indépendants (le lien pointe vers l’article des Échos du 31 mars). D’autres annonces suivront.

Intégrer le loyer
L’aide – second étage du fonds, attribuée sous conditions et au cas par cas aux entreprises en très grande difficulté – sera portée de 2 000 à 5 000 euros pour intégrer le loyer de l’entreprise, ce qu’avait demandé l’U2P, la confédération des commerçants, artisans et professions libérales.

D’autres ajustements s’adresseront aux entreprises en difficulté avant la crise mais aux fondamentaux économiques sains. La réponse, a expliqué le ministre, serait fonction de la taille de l’entreprise. Les ETI de plusieurs centaines de personnes seront orientées vers le Comité interministériel de restructuration industrielle, le Ciri (prêt d’État via le fonds de développement économique et social, avec des crédits portés à 1 milliard – 75 millions jusqu’alors).

PME et TPE : tous les recours
Si une PME se voit refuser un prêt par une banque – alors que la garantie de l’État est de 90 % ! –, c’est la Banque de France qui jouera le médiateur, dotée pour ce faire de plusieurs dizaines d’agents supplémentaires. « 31 milliards de prêts garantis ont été demandés », chiffre le ministre (l’État s’est engagé dans une garantie de 300 milliards).

En dernier recours, l’entreprise laissée pour compte passera par le comité local des financeurs dans chaque département. Une instance qui rassemble préfets, services fiscaux, Urssaf, Banque de France, banques, bpifrance.

Le fonds de solidarité s’ouvre aux TPE en procédures de sauvegarde ou de redressement judiciaire (en plus du soutien apporté par les régions).

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