Covid-19 : place à la décrue de l’épidémie !

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Le nombre de contaminations à la covid-19 est passé de 34 000 à moins de 24 000 nouveaux cas quotidiens entre le 15 et 30 avril.

Après la vague épidémique, l’espoir. Et l’impatience de retrouver le 19 mai – deuxième étape du déconfinement – nos musées, cinémas et théâtres. Les terrasses de nos restaurants. Sans oublier nos commerces pas si inessentiels. Si d’autres pays, comme l’Inde, empilent de tristes records, la situation sanitaire s’améliore en France. La décrue est amorcée. Cependant, dans les hôpitaux, la tension sur les services de réanimation reste bien présente. Quelques chiffres.

Le nombre de contaminations à la covid-19 entame son déclin. Après un pic enregistré au début du mois d’avril. Entre le 15 et le 30 avril, la moyenne quotidienne est passée de 34 000 à moins de 24 000 nouveaux cas. « Les indicateurs laissent apparaître une amélioration nette de la situation sanitaire », s’est même réjoui le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, mercredi 5 mai.

Une baisse du taux d’incidence
Voilà le principal enseignement de ces dernières semaines. Pour rappel, ce taux d’incidence rapporte le nombre de contaminations à la population. Lequel, sur le plan national, a diminué. Au point de passer sous la barre des 250 cas pour 100 000 habitant·es en sept jours. En parallèle, depuis le 24 avril, le taux de positivité des tests recule. Ce qui confirme un reflux de l’épidémie sur le territoire.

Par conséquent, aucun département ne se retrouve – au 1er mai – au-dessus du seuil fixé par le Président de la République. Soit 400 cas covid-19 hebdomadaires pour 100 000 habitant·es. Évidemment, le taux d’incidence ne connaît pas la même décrue en fonction des régions. Entre le 20 et 30 avril, il diminue de 24 % sur l’ensemble du pays. Avec en filigrane un recul très marqué dans le Gers, le Lot, la Vienne ou encore la Corrèze (supérieur à 35 %). En revanche, pas d’évolution notable observée en Haute-Marne ou dans les Pyrénées-Atlantiques.

Toujours quelques réserves
Dans les colonnes du Parisien, Pascal Crépey, chercheur à l’École des hautes études en santé publique clarifie l’évolution de l’épidémie : « Penser qu’il (le taux d’incidence) signifie que le virus est derrière nous serait une erreur totale » ! Car oui, le chef de l’État a placé un seuil de taux d’incidence (400 pour 100 000 par semaine) très élevé. Souvenez-vous, à l’automne 2020, un département était placé en alerte maximale au-delà d’un taux d’incidence de 250 cas pour 100 000 habitant·es. Pas la même échelle. Et si l’on applique cette limite, une vingtaine de départements seraient toujours concernés par cette alerte, notamment ceux qui englobent trois villes très peuplées : Paris, Lyon et Marseille.

Enfin, dans les services de réanimation, on constate un recul des admissions. Dans ce sens, entre le 12 avril et le 4 mai, le nombre d’entrées quotidiennes est passé en moyenne de 495 à 327. Mais la tension dans les hôpitaux reste élevée. Et pour cause,  début mai, dix des treize régions métropolitaines comptaient encore plus de la moitié de leurs lits de réanimation occupés par des patient·es covid. À cette date, ce taux d’occupation franchissait les 80 % en Île-de-France. Alors oui, sans surprise tous les voyants ne sont pas au vert. Mais ne jouons pas les rabat-joie, la propagation du virus ralentit. Et je crois que ces trois prochains horizons – même très progressifs – prévus par le gouvernement, nous rassure toutes et tous.

GW

 

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