Pourquoi ÉcoRéseau Business soutient-il le seul médicament français qui combat la covid…

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Une tribune libre publiée dans la lettre de la biotech Xenothera.

Je l’ai répété tant et plus, la France, à défaut du vaccin annoncé par Sanofi, à peine en phase 3, détient au moins un traitement contre la covid, le XAV-19 de Xenothera. Le ministère de la Santé vient d’en passer commande de 30 000 doses.
Xenonews, la lettre que publie en ligne l’« inventeur » du médicament par anticorps, a bien voulu me demander, en avril, d’expliquer pourquoi ÉcoRéseau Business, depuis un an, soutient ce combat opiniâtre de la biotech nantaise.
Voici ce que publie le laboratoire à la tête duquel se bat la docteure Odile Duvaux. OM

Un signal faible devenu majeur à mes yeux, l’anticorps de Xenothera
Journaliste, j’ai 67 ans, dont une trentaine passée à des postes de rédaction en chef de magazines spécialisés très éclectiques. Parmi lesquels certains consacrés à l’économie. Comme le mensuel ÉcoRéseau Business, que j’ai rejoint il y a trois ans, tout entier tourné vers l’entrepreneuriat au sens large, particulièrement concentré sur l’aventure de la France dans le monde. Dans le petit groupe de presse LMedia créé et dirigé par Jean-Baptiste Leprince, qui publie trois magazines et une lettre d’information quotidienne en ligne, nous sommes tous attentifs aux signaux faibles et forts des événements inouïs et passionnants qui façonnent nos sociétés sur la planète. Des événements que l’espèce humaine orchestre depuis que l’ère anthropocène rend compte de sa responsabilité dans le bouleversement de son biotope. Nos activités dépensent en ressources plus que ce que le globe nous offre : en modifiant le climat, nous détruisons des millions d’espèces animales et végétales et altérons notre propre habitat.
Une course au vaccin étonnamment rapide

La pandémie d’une maladie pulmonaire potentiellement létale dont l’origine est clairement humaine – les foyers viraux mutants apparus dans des élevages d’animaux destinés à la consommation et empilés comme des marchandises – est l’un des premiers signes planétaires des conséquences de nos excès. Elle était annoncée par tous les infectiologues du monde entier. Elle dure et empire car depuis la dernière grande peste nous sommes plus nombreux, nous nous déplaçons partout dans le monde et nous nous côtoyons bien plus.

La réponse unanime à cette crise sanitaire fut logiquement le vaccin.

Depuis Pasteur et les succès de cette parade magistrale aux maladies contagieuses mortelles qui ont accompagné l’espèce humaine, la petite dose magique est apparue comme l’alpha et l’oméga de la thérapeutique, de la prévention et de l’éradication. À coups de milliards et de marche forcée, grâce aux technologies d’analyse modernes des gènes du virus, des laboratoires qui développaient jusqu’alors des vaccins sur une décennie ou plus avant leur mise sur le marché se sont mis à formuler en moins d’un an des combinaisons chimiques capables de manipuler des ARN messagers pour que nos cellules fabriquent elles-mêmes le composant contre lequel notre organisme va apprendre à se défendre. D’autres approches, comme celles d’AstraZeneca, Johnson&Johnson et d’autres utilisent un vecteur viral : à partir d’un virus de rhume bénin pour l’homme et la femme, on a greffé un minuscule tronçon d’ARN du coronavirus. Pour déclencher une réponse immunitaire contre le pathogène.

Les lecteurs de la lettre de Xenothera connaissent tout ça par cœur et le diraient d’une façon autrement savante ! Je ne me refais les scénarios que pour conforter mon nouveau petit savoir, utile pour savoir de quoi l’on parle.

Mon autre indignation

Que ces vaccins soient efficaces, à la fois pour protéger le·la vacciné·e et enrayer la contamination, nous le saurons quand une partie de l’humanité aura effectivement reçu la ou les doses voulues. Apparemment, ils jouent leur rôle, ce qui n’élimine pas des scénarios catastrophes tels que l’efficacité limitée dans le temps, voire, comme l’a exprimé l’infectiologue William Dab, ancien directeur général de la Santé en France, l’apparition d’une résistance au vaccin, à l’image des antibiotiques. Sans évoquer les variants aléatoires que le virus génère nécessairement. Ni bien sûr les « effets dits secondaires » des deux vaccins à vecteur viral qui ont déjà tué des dizaines de « sacrifié·es » sur l’autel de la science, urgence oblige. Sur ce point, j’« éditorialise » régulièrement pour dire, à titre personnel, contre l’opinion dominante, toute l’irritation que me vaut la bien-pensance des médecins : en agitant un rapport bénéfice-risque en apparence seulement non critiquable – des millions de vies sauvées contre quelques morts –, on justifie l’injustifiable. Or je soutiens qu’il ne s’agit pas de bénéfice-risque, mais de pertes et profits. Depuis quand l’éthique médicale autorise-t-elle des « pertes » (au sens de morts) tolérées ? Depuis quand un vaccin détient-il un « permis de tuer » à la 007, comme j’en ai utilisé l’image ? Comment un vaccin qui aurait, en phase test, abouti à la mort d’un seul « cobaye » en d’autres circonstances, aurait-il pu recevoir son AMM ? Tellement aveuglée par cette quête folle de la panacée, l’humanité – et, plus grave, les scientifiques – en oublient les lois éthiques universelles du primum non nocere. La victime d’une thrombose mortelle désormais liée bel et bien à deux vaccins incriminés, n’est pas un prix à payer indispensable, pas une « perte » tolérable. Un vaccin ne doit pas, ne peut pas tuer. Mais passons sur ce point, pourtant majeur.

Xenothera, un signal faible devenu certitude

J’en viens à l’autre signal faible qui doit devenir une thérapie forte, le XAV-19 de Xenothera. Après les tribulations du professeur atypique qu’est Didier Raoult dont l’indication d’hydroxychloroquine a suscité, à tort ou à raison, une levée de boucliers et une flambée de colère (les résultats pourtant positifs constatés à un certain stade de la maladie et dans les doses et compléments prescrits par le médecin, sans parler de la forfanterie de la revue Lancet, en disent long sur les mandarinats en France), je lis courant 2020 une petite information sur une biotech nantaise, Xenothera, qui affirme détenir un médicament efficace, un anticorps produit de façon industrielle, le XAV-19, extrapolé à partir de ses recherches antérieures longues sur le rejet des greffons. Comme tout journaliste devrait se garder de tout a priori, je trouve cette piste digne d’intérêt et j’essaie d’en comprendre les tenants et aboutissants.

Comme tout le monde, y compris les scientifiques, je dispose d’une certaine dose d’intuition. On n’est pas enquêteur, fureteur, curieux professionnel toute sa vie sans « flairer » les pistes prometteuses. J’estime très vite que les travaux menés à Nantes par une équipe de passionné·es emmenée par une médecin chercheuse comme Odile Duvaux dont je découvre le parcours sont au moins aussi prometteurs que les travaux d’armées de biologistes américains aux moyens illimités en quête du premier vaccin contre le Sars-CoV-2.

Au fur et à mesure des échanges que je mène alors avec cette start-up transparente (Odile Duvaux, je l’entends très vite, ne connaît pas la langue de bois ni les euphémismes, pain bénit pour un journaliste auquel on oppose la plupart du temps un discours « prudent », voire mensonger), le signal faible, l’intuition première se transforme en certitude : la France tient là une thérapie majeure, capable de soigner, guérir et non pas seulement immuniser, protéger. Mais comment se faire entendre dans un pays à l’élite décideuse inaccessible, aux centres de décision enfermés dans des tours d’ivoire ? Par réseau, par relation, et encore ces passerelles sont-elles des plus aléatoires. Heureusement, l’écosystème local et régional tissé par Xenothera va-t-il, de proche en proche, décrocher de premières subventions, des reconnaissances, des feux verts capables d’enclencher, mais à une échelle réduite et à un rythme incroyablement lent, un processus de financement de tests et d’expérimentations pour aboutir aux premières cohortes de volontaires testés au XAV-19 que nous connaissons aujourd’hui. Un an après les premiers « papiers » dans les médias, articles consacrés, sans enthousiasme particulier, aux travaux et aux résultats de la petite biotech nantaise, après les premiers reportages des JT et les premiers plateaux radio où s’exprime Mme Duvaux, mes éditoriaux pour le moins combatifs et militants parus dans la lettre d’ÉcoRéseau Business et dans le mensuel imprimé restent un combat personnel limité à l’audience des supports.

Et pendant ce temps, je sais que la présidente de Xenothera passe par toutes les phases de l’abattement et du rebond.

Dans une France disqualifiée, faut-il disqualifier aussi tout ce qui ne relève pas d’une multinationale de la santé ?

Je « bondis » par exemple en lisant, tout récemment, que le ministre de la Santé, Olivier Véran, découvre la piste prometteuse des médicaments, du soin, et notamment celle des anticorps. Mais le jeune médecin, perfusé à l’information médicale dominante, celle des États-Unis, ne connaît que les anticorps monoclonaux, une « mode » scientifique venue tout droit de la recherche américaine dont Odile Duvaux m’avait décrit, lors de l’un de nos échanges, tout le processus envahissant.

On a vu très vite, pourtant, à travers les tâtonnements et les piètres résultats du laboratoire Eli Lilly et Compagnie, que la sophistication extrême – comme celle des vaccins à RN messager – de ce type d’anticorps n’est toujours pas l’arme de destruction massive du virus dans un organisme. Alors que tout montre que le XAV-19, lui, réduit le Sars-CoV-2 présent dans l’organisme de façon significative à un certain stade de la maladie. Tout comme l’hydroxychloroquine, du reste, tout porte à croire que l’anticorps en question agit même en présence d’une infection aggravée dans le temps, mais seuls les résultats parleront quand la France et ses dirigeants auront, peut-être, prochainement, reconnu que la patrie de Pasteur n’est pas forcément disqualifiée dans la course au remède anti-épidémie. Ni que seuls les laboratoires multinationaux dotés de milliards de budget en R&D sont qualifiés comme sauveurs d’humanité !

Il est à la fois frustrant et exaltant de jouer les « voix dans le désert » et de porter des convictions devant le « mur des réfutations ». L’important désormais est que la présidence de la République passe sa première commande de XAV-19, comme Emmanuel Macron en avait exprimé la volonté, et que les tests enfin bouclés débouchent sur les premières administrations aux malades à échelle de pandémie. Je serai ce jour-là, j’espère, clavier fin prêt, l’un des premiers à commenter les chiffres des premières guérisons…

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