L’illusion du vaccin libérateur

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Le monde entier est persuadé que la vaccination va tout résoudre. Même au prix de quelques vaccins tueurs à la marge. C’est confondre bénéfice-risque avec pertes et profits.

Olivier Magnan, rédacteur en chef

Est-il si surprenant que des vaccins conçus dans l’urgence, testés dans la précipitation et fabriqués dans la panique se révèlent, après quelques millions d’injections, peu ou prou dangereux ? Pas du tout. AstraZeneca est dangereux, au sens de mortel, chez des dizaines d’inoculé·es. Et la gent médicale comme politique ne comprend toujours pas que son fameux bénéfice-risque ne s’applique pas en cas de mort. Si, en « temps normal », le vaccin incriminé causait des effets secondaires ennuyeux mais surmontables, il aurait été retoqué malgré tout. Mais dès lors qu’il tue (je le répète chaque jour ou presque sans comprendre pourquoi je me sens si seul dans ce combat), le concept même de bénéfice ne s’applique plus.

C’est si vrai que le chef de la pharmacologie de l’hôpital de Bordeaux, interrogé sur France Inter hier, se prend les pieds dans son « raisonnement ». Il brandit à nouveau ce chiffre absurde qui consiste à rapprocher un cas mortel du million de vacciné·es – le bénéfice-risque – en disant : « Un cas sur un million, ce n’est rien du tout… » Blanc à l’antenne (au cours duquel je sursaute intérieurement). Puis « … euh, sauf quand ça arrive… », ajoute-t-il, gêné (sous-entendu pour la personne, surtout jeune et surtout femme) qui est emportée par une thrombose.

Puis voilà l’arrivée en fanfare du Janssen (filiale du laboratoire américain Johnson&Johnson), lui aussi formulé à partir d’un adénovirus. Les médecins de plateaux vous disent rapidement qu’il ne s’agit pas d’un vaccin à ARN et l’on a l’impression qu’il s’agit d’un bon vieux vaccin à la Pasteur qui réveille le système immunitaire à coups de virus atténué ou tué. En réalité, si les vaccins à adénovirus ne fonctionnent pas du tout comme les Pfizer et autres Moderna, ils n’en sont pas moins des vecteurs d’un virus vivant rendu inoffensif pour l’humain qui véhicule un bout d’ADN du Sars-CoV-2 (cause de la covid) pour aller infecter les cellules. Lesquelles se chargent de transcrire le code en ARN puis en protéine. Les cellules immunitaires « reconnaissent » cette cellule « suspecte » et sont donc prêtes à lutter contre le virus qui portera le même code.

Pas si simple… De quoi rappeler que ces vaccins « bidouillent » aussi les cellules du receveur et que leurs effets secondaires, quand ils se révèlent mortels par l’apparition d’une thrombose, ne sont pas si surprenants.

Or le Janssen si attendu est… suspendu par les États-Unis.

D’emblée, il tue par thrombose une jeune femme, quand une autre est encore en état critique… Puis d’autres cas de thrombose se bousculent. Exit Janssen, en tout cas espérons-le.

Mais comme pour l’AstraZeneca, j’entends les voix patenôtres d’un corps médical confit dans son bénéfice-risque déclarer que cette suspension ne sera que symbolique et transitoire…

La folie vaccinale, considérée comme le graal, le salut, la rédemption, l’issue, le retour assuré à l’avant, la solution universelle, piétinera bientôt quelques centaines de morts passées par pertes et profits (le vrai nom du bénéfice-risque), des gens qui n’étaient pas contaminés et auraient pu et dû vivre leur vie comme ceux et celles que les vaccins sont censés sauver. À l’heure où la France va passer le seuil des 100 000 décès et le monde celui des 3 millions, l’effet des vaccins qui sauvent comme ceux qui tuent n’est pas nettement perceptible.

En 2020, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, s’était montré direct : « Le vaccin seul ne mettra pas fin à la pandémie. » Or partout dans le monde, tous les médecins, tous les journalistes, tous les politiques et désormais toutes les populations imaginent un « meilleur avril », un printemps de libération. Depuis quand un vaccin éradique-t-il une maladie ? Raison de plus pour ne pas aveuglément vacciner à l’aide de formules potentiellement létales. Le virus est patient. Il va nous le falloir l’être encore davantage.

Olivier Magnan

4 Commentaires

  1. Un grand merci pour cette marque d’intérêt. Ma « surprise » relative par rapport à cet « isolement » est ce que je lis (ou, justement, pas) dans les médias : peu d’éditorialistes soulignent cet aspect surprenant de la vaccination « quoi qu’il en coûte ». Votre réaction me rassure.

  2. L’article est bon mais je trouve qu’il n’est pas exact de dire que le vaccin à ARn ne tue pas. Il suffit de regarder le site de L’ANSM pour voir qu’il y a énormément d’effets secondaires graves et des décès qui sont recensés. On nous dira bien sûr qu’il n’y a pas de lien avéré

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