Si tu meurs, c’est insignifiant

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4e plaidoyer anti AstraZeneca.

Olivier Magnan, rédacteur en chef

Dès lors que des vies sont en jeu, je pourrais écrire tous les jours contre le vaccin suédo-britannique Vaxzevria produit par AstraZeneca. Non qu’il soit inefficace : même si ses producteurs sont les premiers à revoir à la baisse le taux d’efficacité (de 79 à 76 %), après avoir fourni des « données obsolètes » sur ses essais cliniques (quand même !), il revendique 100 % de réussite dans les formes sévères. Mais il arrive que son injection tue. À ce jour, on en dénombre officiellement 62 cas dans le monde vacciné·es AZ.

Et désormais, les Français·es le savent. À Calais et bientôt dans d’autres vaccinodromes, on refuse le Vaxzevria.

Au Canada aussi. Les États-Uniens ne l’agréent toujours pas (Anthony Fauci, « M. Vaccin », veut carrément s’en passer). Le Danemark (où une patiente a succombé à une thrombose après l’injection) ne l’a pas réautorisé. Et chaque jour, tombe une annonce de décès. À chaque fois, « on » explique bien qu’aucun lien causal n’a été prouvé entre mort et vaccin. Mais c’est toujours après une injection de Vaxzevria que cette mort par thrombose « inattendue » (sujet jeune, sans antécédent) survient. « Le Royaume-Uni a fait état de 30 cas et sept décès jusqu’ici, sur un total de 18,1 millions de doses administrées au 24 mars. Aucune observation similaire n’a été signalée après l’administration de millions de doses du vaccin Pfizer/BioNTech », note l’AFP. Pas davantage avec le Moderna.

L’Agence européenne des médicaments (EMA) commence à lâcher du lest : « Aucun lien de causalité n’est prouvé, mais il est possible. »

Que faut-il de plus ? L’AstraZeneca tue. En France, douze cas, quatre décès sur 1,9 million de doses administrées. Au Royaume-Uni, trente cas, sept décès sur 18,1 millions (tout vaccin).

L’on peut citer toutes les vies « sauvées » par le vaccin, rien n’y change. Ces mêmes vies auraient été sauvées par tout autre vaccin. On n’a tout simplement pas le droit de tirer à la loterie ceux et celles qui vont y laisser la vie quand d’autres vaccins ne sont jamais létaux. Dit autrement, ce n’est pas parce que les autorités européennes se sont révélées incapables de fournir un vaccin sûr aux contaminé·es et aux populations en général que l’on doit accepter un risque même minime de thrombose mortelle sous prétexte que la plupart des gens qui reçoivent le vaccin restent en vie.

Dernier « argument » brandi par les amateurs de roulette russe : il existe plus de risques de thrombose avec la prise d’une pilule contraceptive qu’en se faisant vacciner à l’AstraZeneca. On le réfute facilement : « La pilule n’est pas généralisée à l’ensemble de la population, la comparaison est un peu hâtive », reconnaît dans les colonnes du Parisien Nasrine Callet, gynécologue et oncologue à l’Institut Curie-Hôpital René-Huguenin. En outre, un questionnaire serré est servi à la patiente qui cerne ses risques. Rien de tel avec l’AstraZeneca. En France, un homme de 70 ans, mon propre frère, victime d’AVC et de sténose de carotide, vacciné à l’AstraZeneca, qui avait osé poser la question des risques inhérents au vaccin, s’est fait pratiquement insulter par la préposée à la vaccination.

Sois piqué et tais-toi. Si tu meurs, c’est insignifiant.

Comme aurait dit feu Stéphane Hessel, indignez-vous !

Olivier Magnan

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