Le chiffre

5,8 millions

de contrôles assurés par les forces de l’ordre depuis le 17 mars, affirme le ministre de l’Intérieur le mercredi 1er avril.

Une blague ? Franchement pas. Très sérieusement, après deux semaines de confinement, la compta dudit ministère donne le chiffre de 359 000 procès-verbaux pour non-respect du confinement. Ce qui relativise quand même l’indiscipline. Car la question n’est pas tant de savoir si près de 400 000 zozos qui se baladent sans motif sérieux aucours des quinze derniers jours – combien sur le lot ont simplement oublié leur formulaire ou ont coché une case erronée ? – constituent une menace, que celle de se demander si près de 6 millions de personnes qui « bougent encore » constituent le pourcentage « normal » de la population encore mobile pour raisons valables ? Et si oui, le nombre est-il susceptible d’entretenir l’épidémie, ne serait-ce qu’un contaminant les policiers et autres chalands ? En réalité, les 6 millions sont infimes par rapport à la réalité puisqu’il ne s’agit que des déplacements visés par un contrôle. Quel est le facteur de multiplication pour approcher les déplacements réels ? 12 millions, 20 millions, beaucoup plus ? Si les Français/es ont été 1 million à se déplacer par jour, sur quelque 67, le rapport n’est pas énorme. En revanche, si les contrôles ne portent que sur une toute petite partie des déplacements, le confinement a de quoi se révéler très poreux.

Au fait, que va-t-il se passer pendant les congés de printemps qui commencent en fin de semaine pour la zone C (Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, Versailles) ? Le ministre rappelle qu’ils « ne devaient pas être synonymes de départs en vacances ». Pas sûr que le nombre de PV n’explose pas…

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