Marques et crise : le temps de l’action

Et si le meilleur pour le futur des marques était tout à la fois de faire et de se taire ?

Demain, c’est vendredi. Les gardons gardent et le temps est à la réflexion. Et je suis assailli, mais nul ne m’oblige à être abonné à tant de médias et de newsletters, par la question des marques et de leur réaction à la crise.
On aborde ce sujet comme si c’était une évidence, un moment essentiel que ces dernières s’expriment, magnifient leur engagement en ces périodes de difficultés.

Mais qui attend que les marques prennent la parole ?
Les consommateurs ? Non. Les clients ? Non. Les citoyens ? Non. Les médias et les professionnels de la communication, oui, mais business oblige. Tout est dans l’ordre des choses… Enfin, pas tout à fait.

On attend effectivement beaucoup des marques. Qu’elles s’engagent. Qu’elles agissent. Qu’elles clarifient leurs responsabilités et pas uniquement en termes de gains. Qu’elles se consacrent à l’action et non à la parole. Que leur fameuse citoyenneté s’incarne au quotidien, dans et par des actes, pas à l’écran et pour « la com ». Parce que j’exerce depuis quelques décennies dans ce domaine, je ne me sens nullement le trahir. Mais il faut savoir quand on a tout à faire et pas grand-chose à dire.

Et si le meilleur pour le futur des marques était tout à la fois de faire et de se taire ?

Marc Drillech
est un professionnel de la communication et directeur général de Ionis Education Group

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