Transformerons-nous nos démesures afin que notre planète se pose, se calme, se retrouve ?

Je suis un sceptique constructif qui préfère toujours croire malgré tout que douter sans espoir.

Marc Drillech, directeur général Ionis Education Group

Demain c’est jeudi, pour une fois. L’églefin fait le malin et le temps est à la réflexion. Dans cette période de stress je pense à demain et à plus loin, une thérapie évidente face aux tristes chiffres annoncés chaque soir. Je pense à 1945, à la guerre qui finit et aux décisions prises, à l’envie de construire un autre monde qui débouchera sur des transformations radicales, la construction européenne, la décolonisation, le progrès social, les conquêtes médicales… Mais nous ne sortons pas de 5 ans d’une guerre aussi terrible et l’ennemi n’est pas comparable. On sent l’envie d’autrement, comme si le coronavirus était le dernier signal avant le pire. Comme si notre monde était allé trop vite. Comme si on avait oublié les leçons apprises 50 ans auparavant. Comme si cette pandémie était aussi le symbole d’un monde qui se termine… Je suis un sceptique constructif qui préfère toujours croire malgré tout que douter sans espoir. Apprendrons-nous de nos erreurs et de nos négligences ? Transformerons-nous nos démesures afin que notre planète se pose, se calme, se retrouve ? Serons-nous capables, en France, de définir de nouvelles ambitions collectives, sans nous diviser sur tout ? Pourrons-nous reconsidérer ensemble l’essentiel, le prioritaire ? Je l’espère tant et j’avais envie de l’écrire.

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