La campagne de vaccination passe la seconde

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Après plusieurs semaines poussives, les livraisons de vaccin vont considérablement augmenter en France.

La vaccination contre la covid devrait passer à l’étape supérieure, et accélérer les cadences. En premier lieu grâce à l’augmentation, a priori, considérable des livraisons de doses en mars et en avril, qui devrait permettre d’élargir la cible. L’objectif annoncé par le gouvernement : quatre millions de doses par semaine en avril, et une vaccination « à très haut débit » jusqu’à l’hiver prochain.

Très critiquée pour son manque d’efficacité et ses contretemps, la campagne de vaccination anti-covid en France intensifie son rythme. Et pour cause, le retard accumulé est important : au 28 février, la France avait réalisé 4,5 millions d’injections, loin des 21 millions déjà administrées en Grande-Bretagne, et derrière les 6 millions en Allemagne. C’est annoncé : en mars, tout va s’accélérer. Entre l’autorisation des injections pour les personnes âgées de 65 à 74 ans souffrant de comorbidités, et la recommandation du vaccin AstraZeneca à toutes les catégories de population sans exception, les autorités sanitaires françaises ont décidé d’ouvrir un peu plus les vannes. Et ce, notamment en raison d’une certaine réhabilitation du vaccin anglais (AstraZeneca), très critiqué jusqu’alors, par une étude de l’université d’Edimbourg publiée le 22 février, qui précise que le vaccin serait plus efficace « que ce que l’on croyait chez les plus de 65 ans », selon le ministre de la Santé Olivier Véran. En mars, la France devrait recevoir près de 10 millions de doses des trois vaccins autorisés (Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca), soit plus que l’ensemble des doses reçues depuis Noël (7 millions de doses). Sauf accident, les cadences passeront un nouveau cap en avril, avec 14 millions d’unités supplémentaires.

Nouveau vaccin en perspective
En plus des trois vaccins déjà habilités par l’Union européenne, un quatrième se profile : le vaccin Janssen. Un feu vert européen est attendu pour la mi-mars et la distribution est prévue en avril. La France devrait recevoir 2,7 millions de doses de ce nouveau venu. Des négociations sont encore en cours pour que les livraisons démarrent dès la fin mars. Une chose est sûre : en l’espace de deux mois, le volume de doses disponible va presque quintupler.
La prochaine grosse question sur laquelle planche le gouvernement : éviter l’accumulation des stocks, faute de pouvoir absorber sans délai et en flux tendu les gros volumes. Le démarrage poussif de la vaccination en cabinet médical libéral a laissé présager la difficulté du fameux « dernier kilomètre » menant au·à la patient·e. Actuellement, une concertation pour faciliter ce changement d’échelle est en cours, entre le ministère de la Santé, les professionnel·les de la santé, les agences régionales de santé et les préfectures. Dans ce cadre, le vaccin AstraZeneca s’affirme de plus en plus comme la pièce maitresse de la stratégie, étant, pour l’instant, le seul vaccin pouvait être administré hors des centres de vaccination.

Ambitions réaffirmées
« Mars ne va pas ressembler à février, il y aura beaucoup plus de premières injections », promet Olivier Véran. Les patient·es recevront ainsi 80 % des 11 millions d’injections prévues dans le mois. Un total de primo-vaccinations qui devrait s’élever à six millions de personnes. Jusqu’ici, la France n’a réalisé que 3 millions de primo-vaccinations en deux mois de campagne vaccinale. Dès à présent, environ 1,8 million de doses seront livrées chaque semaine, avec pour nouvel objectif de vacciner tous·tes les volontaires de plus de 75 ans vivant à domicile. L’objectif sera atteint d’ici à début avril si 60 % de cette tranche d’âge sollicite le vaccin. Pour l’instant, seuls 29 % ont reçu au moins une première dose du vaccin Pfizer ou du vaccin Moderna. En avril, la France passera à 4 millions de doses par semaine, dont les professionnel·les libéraux·les seront chargé·es d’écouler la plus grande partie en cabinet, au domicile des personnes ou en centre de vaccination. Les ambitions sont là, elles nécessiteront une logistique renforcée et réactive. Pour éviter que les reports et annulations de rendez-vous ne s’accumulent, comme ce fut le cas en janvier et en février.

Adam Belghiti Alaoui

1 COMMENTAIRE

  1. Est ce que l’on pourrait arrêter de nous écrire de manière totalement inintelligible ? J’en ai mal aux yeux. En français le masculin est également le neutre .

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