Tissu anticoronavirus

Une entreprise iséroise a mis au point une membrane à l’argent dont les propriétés antivirales font merveille.

L’édition du 25 mai présentait le verre autodésinfectant made in France destiné à supprimer les microbes à sa surface, développé par une ETI normande. L’entrepreneuriat français et sa capacité d’innovation sont à nouveau à l’honneur au travers du groupe Serge Ferrari, basé en Isère (38), qui vient de mettre au point une membrane en tissu capable d’éliminer la quasi-totalité de la présence du virus à sa surface. Le tissu, composé de particules d’argent, tire profit des propriétés antivirales de l’argent, utilisé notamment pour endiguer une infection. Après deux mois de développement par les chercheurs du groupe, spécialisés dans la fabrication de matériaux composites souples, l’entreprise vient de breveter sa technologie. Son procédé, testé dans un laboratoire indépendant VirHealth de Lyon, aura montré d’excellents résultats. Et pour cause, une membrane où ont été intégrées les fameuses particules d’argents élimine 95 % du coronavirus 229E de sa surface en 15 minutes et 99,5 % en une heure.

L’innovation, d’ores et déjà convoitée par des institutions publiques et des entreprises, est appelée à satisfaire de nombreuses applications. Les membranes pourront ainsi, par exemple, recouvrir des surfaces souvent touchées par le public (transports en commun, écoles, bureaux…), mais aussi s’employer dans le domaine de la santé pour confectionner des toiles protectrices ou recouvrir du matériel médical. Sans oublier de potentielles protections vestimentaires individuelles qui embarqueraient ce tissu anticoronavirus. Pour répondre à cette demande croissante et peut-être bientôt exponentielle, le groupe Serge Ferrari produit actuellement 20 000 m² de membrane par semaine.

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