Télétravail : transformons l’essai

À l’heure où le glas du confinement va bientôt sonner (nous l’espérons tous !), il est temps de dresser le bilan et d’esquisser des perspectives de ce que beaucoup ont appelé « télétravail » mais qui, si nous sommes honnêtes, ne peut pas réellement être qualifié comme tel.

Connexions souvent difficiles voire saturées, acculturation aux outils de travail à distance souvent mal maîtrisée, voire totalement inconnue, équilibre vie privée-vie professionnelle à trouver ou jamais acquis… Le télétravail s’est déroulé pendant les confinements successifs de manière dégradée.

Il n’est pas souhaitable que ce mode de fonctionnement devienne religion. D’ailleurs, je doute que quiconque l’appelle de ses vœux. Toutefois, qu’on le haïsse ou qu’on l’adule, qu’on l’accable de tous les maux ou qu’on le loue, je suis intimement persuadé que le télétravail va s’imposer comme élément central du travail. Et pour cause ! Malgré un baptême du feu subi et imposé, près des trois quarts des répondants (73 %) de l’étude Opinion Way pour Microsoft France souhaitent poursuivre cette expérience à l’avenir dans un monde post-covid-19, à raison principalement de deux jours par semaine (31 % des répondants) et de trois fois par semaine (23 %).

Nul besoin donc d’être devin pour constater que ceux et celles qui sont en capacité de travailler à distance imposeront leur façon de faire. Car derrière la problématique du télétravail se cache celle du temps et d’une meilleure répartition des temps de vie. S’épargner 1 à 2 heures de trajet matin et/ou soir est une question de bon sens que chaque citoyen, télétravailleur compatible est en droit de se poser.

Pour que les conditions d’application ne soient pas iniques, les entreprises doivent penser et transformer leur organisation. Des outils doivent être créés afin de répondre à la réalité d’aujourd’hui. À suivre… 

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour Patrick,
    merci de votre contribution et du partage de ces idées sur le télétravail. Effectivement, ce nouveau mode d’organisation du travail doit être pensé de façon agile, conçu dans le dialogue social et en se donnant le droit à l’erreur.
    Je crains que nous n’assistions à une bascule brutale avec la fin de la pandémie qui génère moults contentieux sur les questions du temps de travail notamment. Il faut que chaque entreprise fasse un effort de diagnostic global, métier par métier, en faisant appel de façon indispensable à du conseil juridique et organisationnel. bien à vous, Bertrand

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