L’hybridation, mère de l’évolution

Nous entendons partout que l’emploi change de visage, que le travail ne sera plus le même, que les actifs ont de nouvelles aspirations… Ces phénomènes se conjuguent et se développent au fur et à mesure que la digitalisation, l’automatisation, le numérique se déploient, rendant ainsi l’économie volatile et les compétences des actifs, parfois dépassées : nous ne connaissons pas la moitié des métiers qui existeront demain !

Notre agilité et notre souplesse sont remises en question. Ces accélérateurs, aussi nouveaux soient-ils, vont perdurer et s’amplifier, et nous souhaitons avec eux, qu’advienne une société capable de s’adapter.

Je suis convaincu que l’adaptation passe aussi par l’hybridation.

De quelles hybridations parlons-nous ? Tout d’abord, celle des statuts. C’est un enjeu majeur. Chaque actif doit pouvoir changer de statut en toute simplicité et en toute sécurité. Entrepreneurs, salariés, travailleurs indépendants… conjuguer les statuts, c’est savoir parler la langue d’une économie nouvelle. C’est aussi la possibilité de trouver l’équilibre entre prise de risque et sécurité.

La seconde hybridation possible est celle des métiers. Les nouvelles façons de travailler se créent partout dans le monde, les fab labs, les makerspaces voient des entrepreneurs mutualiser leurs outils et générer des relations de travail d’un nouveau genre. Un même individu peut faire valoir des compétences diverses dans des domaines très éloignés : agriculteurs et pilotes de drones, designer joailliers… sans parler des slashers : le nombre de personnes cumulant plusieurs activités professionnelles n’a jamais été aussi élevé !

L’hybridation ne serait-elle pas, finalement, mère de l’évolution ?

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