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L’OMS, Harvard, les différentes études… Toutes convergent vers le même point : le sport rend plus efficace.

Il ne suffit pas de l’écrire. Encore faut-il le prouver ! Selon le cabinet de conseil Goodwill Management : « Un collaborateur sédentaire qui se met à la pratique d’une activité physique et sportive améliore sa productivité de 6 à 9 % ». Les raisons ? Moins de stress, moins de maladies et moins de dépendance avec l’arrivée de l’âge avancé.

Mais comment arriver à de tels résultats ? Le cabinet a scindé les entreprises en trois groupes. Celles qui n’incitent que très peu leurs collaborateurs à faire du sport, celles qui engagent quelques moyens financiers comme des chèques sport par exemple, et celles qui disposent d’infrastructures et permettent la pratique d’activité sur le temps de travail. La dernière catégorie remporte haut la main la course à l’efficacité et au travail bien fait. Par exemple pour une entreprise à 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et 10 % de résultat d’exploitation, si la direction promeut la pratique du sport auprès de ses salariés, ces derniers seront 8,6 % plus productifs. La société fera aussi 6,5 % d’économies sur son budget santé. Non négligeable !

Mais alors comment ça marche ?

Un salarié sportif est un salarié heureux. L’université de Warwick en Angleterre explique que 60 % des salariés sont plus investis au travail quand l’entreprise prend en considération leur bien-être physique. Ce constat est appuyé par Yale, qui indique que les personnes sportives seraient tristes 35 jours par an, contre 53 pour les personnes qui ne pratiquent pas. Voilà déjà un premier élément de réponse.

Un salarié sportif l’est souvent avec ses collègues. Quoi de mieux que de se trouver une pratique commune avec ses collaborateurs et de pouvoir la pratiquer sans contrainte à la pause-déjeuner ou en after-work. Cela tisse des liens solides et conduit à une meilleure cohésion générale. L’étude de Décathlon Pro le prouve : 42 % des employés interrogés estiment que le sport est un excellent moyen de mieux travailler en équipe. Jusque-là, toujours rien de sorcier !

Et enfin, un salarié sportif est un salarié moins malade et plus indépendant. C’est là tout le point de l’étude de Goodwill Management. Le cabinet affirme notamment que l’arrivée des premiers signes de dépendance avec l’âge est retardée de six ans en moyenne quand il s’agit d’une personne sportive. Et avant cela, l’employé en question tombe évidemment moins malade.

La France à la traîne

Malgré ce constat, la France reste loin derrière les pays qui incitent le plus à la pratique sportive en entreprise. Les employés se sédentarisent et souffrent de troubles musculo-squelettiques (l’un des maux du siècle, pour sûr). Selon l’International Sport and Culture Association (Isca), le coût de l’inactivité en France s’élève à environ 9,5 milliards d’euros. « On n’est pas un pays de sport », fustigeait le champion olympique Florent Manaudou récemment. En voilà la preuve.

Heureusement, il n’est jamais trop tard pour prendre de bonnes habitudes. Des start-up et initiatives françaises sont aujourd’hui là pour aider les directions à lancer une dynamique sportive parmi leurs équipes. Parmi elles, « TrainMe », soutenue par l’incontournable Décathlon, promet d’accompagner les entreprises dans leur démarche d’amélioration de la qualité de vie au travail, au travers de programmes sport, bien-être et prévention santé. La FFPEVG (Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire) s’engage, elle aussi, depuis une décennie pour accélérer l’adhésion par les employés et leurs patrons du sport en entreprise. En bref, le sujet avance lentement, mais il avance. Patron, faites partie de ce changement !


Les prolongations…

Deux nouvelles boutiques physiques pour les JO 2024 ! • C’est à Lyon que tout se passe. À l’approche des fêtes, le comité des Jeux de Paris a officialisé l’ouverture de deux nouveaux magasins de merchandising. L’occasion pour Edouard Bardon, directeur Licensing & Retail de l’événement, de dire quelques mots concernant la marque Paris 2024. « Ce n’est pas une marque premium, c’est plutôt une marque que l’on veut accessible, abordable qui révèle des savoir-faire de notre territoire, des entreprises françaises », a-t-il confirmé.

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