Formule 1 : le jeu des chaises musicales

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Parlons sport, pensons business. En Formule 1, le nouvel épisode concerne Mattia Binotto. L’illustre dirigeant de l’écurie Ferrari prend ses bagages et quitte le navire. Forcé de démissionner à la suite de mauvaises décisions stratégiques tout au long de la saison. L’occasion de rappeler qu’en Formule 1, plus que nulle part ailleurs, les places se paient à prix d’or….

C’est un sport d’élite. Seulement vingt places pour les pilotes chaque année sont distribuées. Alors mieux vaut être performant sur le circuit, et même en dehors. Tous les pilotes sont assis sur des baquets… éjectables !

Personne n’est irremplaçable

Le dernier à en avoir fait les frais s’appelle Daniel Ricciardo. L’Australien, pilote pour l’écurie McLaren, a vu son contrat racheté par le constructeur automobile. L’objectif : se débarrasser au plus vite du vétéran, quitte à lui verser – au passage – 15 millions de dollars.

Et très vite, quand une place se libère, c’est tout l’échiquier qui se bouscule. Pluie de candidatures et les critères de sélection englobent le financier et le sportif. Très souvent, un jeune pilote doit pouvoir apporter des sponsors en plus de ses talents en conduite.

Oscar Piastri remplace alors Daniel Ricciardo. Le triple champion Formula Renault Eurocup, F3 et F2 a eu le temps de se forger une véritable notoriété. Il est aujourd’hui soutenu par HP Tuners, THG et Quad Lock. Compétitif sur et hors du circuit, voilà le candidat idéal.

Un « entre-soi » bien gardé

Il y a tout de même des pilotes qui dorment plus sereinement que d’autres. Les plus performants déjà, comme un certain Max Verstappen qui a signé un contrat jusqu’en 2028 avec l’écurie RedBull et 53 millions de dollars par an (selon Bleacher Report).

Les plus expérimentés aussi. Ceux qui peuvent s’offrir le luxe de prendre leur retraite en tant que pilote F1 titulaire. Ils ne courent pas les rues. Cette année Sebastian Vettel (quadruple champion du monde) a annoncé sa décision de se retirer de la grille de départ. Et une année avant, lui Kimi Räikkönen. Leur réputation n’étant plus à faire, ils sont des valeurs sûres financières pour les écuries. Un vrai gain de notoriété aussi.

Lance Stroll au volant de sa Formule 1 Aston MartinEt puis il y a Lance Stroll. Le Canadien tient son volant en Formule 1 depuis 2017. À l’époque, il est le deuxième pilote le plus jeune à prendre un départ dans l’élite des courses de monoplaces. Cette incroyable précocité, il l’a doit à son talent – indéniable – mais aussi à la fortune de son père. Lauwrence Stroll, le multi milliardaire propriétaire d’Aston Martin.

Aujourd’hui, pilote au sein de l’écurie de son géniteur, Lance Stroll bénéficie d’un contrat pluriannuel. Il lui assure un avenir presque certain avec Aston Martin, sans date butoir.

Une course au profit justifiée ?

Les écuries n’ont jamais caché cette tendance capitaliste. La Formule 1 est régie par l’argent. Les milliardaires ont les pleins pouvoirs et les pilotes les plus mainstream sont les plus convoités. À leur décharge, chaque équipe fonctionne comme une véritable firme. Des centaines de salariés dépendent des résultats financiers de l’écurie.

La légendaire team Williams a frôlé la faillite en 2020, après la covid-19. Le cours des actions dégringolait jusqu’à -20 % et le microcosme entier de la Formule 1 s’inquiétait de l’avenir de l’écurie neuf fois championne du monde. Et les 630 employés de la firme ont bien failli perdre leur emploi. Une catastrophe industrielle évitée de peu grâce au retour rapide des courses.

Les voitures aussi sont très onéreuses. Pour bien se rendre compte, les monoplaces qui prennent le départ d’un Grand Prix de Formule 1 sont les vingt voitures les plus rapides du monde. La technologie utilisée et la minutie des ingénieurs se paient cher. 1,8 million pour l’ensemble des pièces. Le moteur, lui, coûterait aux alentours de 10 millions de dollars. Pour un total par livrée d’environ 12 millions de dollars (incluant les pneumatiques). De quoi dissuader les pilotes de rater leur virage !


Les prolongations

Nasser Al-KhelaïfiNasser Al Khelaïfi entend démocratiser le padel Ce sport fait parler de lui depuis quelques années. Le padel. Prenez le tennis, mixez le au Squash et finissez par ajouter des raquettes bien épaisses et vous obtiendrez un début de piste. Très prisé chez les catégories socioprofessionnelles supérieures, il n’en a pas fallu plus au propriétaire du Paris Saint-Germain pour lancer le premier circuit professionnel de la discipline. Au micro de Marca, Nasser est revenu sur le succès de son initiative, en partenariat avec la Fédération Internationale de Padel, : « Ce que nous avons fait en un an est miraculeux. Les tournois que nous avons organisés à Madrid, Rome, au Qatar, en Argentine et cette semaine au Mexique sont de classe mondiale. Le padel est une grande passion et nous construisons quelque chose de très spécial. »

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