La covid-19, pour un retour vers les années folles ?

Dernièrement, j’échangeais avec un ami restaurateur qui m’expliquait combien l’idée même de reprendre était devenue inquiétante pour lui désormais : « Tu comprends Didier, ça fait des mois que nous ne travaillons plus. Se remettre en route, ça veut dire faire revenir l’équipe, avec des gens qui ont peut-être changé d’orientation et sans savoir si les clients vont revenir tout de suite… Je t’avoue que ça me fait peur. Là, on a de quoi payer les charges avec les aides covid, on ne coule pas. On attend…sans être pressé de rouvrir finalement, c’est terrible. »

Il y a quelques jours, un de mes collaborateurs me faisait un bref compte rendu d’une réunion. Il me disait que lon constatait une diminution significative des dépôts de bilan. Cela s’expliquerait notamment par le fait que les structures fragiles, qui auraient dû normalement fermer, se trouvent aujourd’hui en sursis grâce aux aides covid.

La reprise inquiète évidemment beaucoup d’entrepreneurs, soit parce que l’arrêt des aides va poursuivre le processus dans lequel ils étaient inscrit auparavant, celui d’une cessation d’activité annoncée, soit parce que ne pas voir les clients revenir en nombre suffisant pour assumer les charges les conduirait à l’étouffement. 

Voyez-vous, chers lecteurs, nous sommes quelques-uns à percevoir quelque chose de surprenant en ce début d’année. L’impression subtile, mais bien présente, d’une période d’années folles qui s’annonce. Est-ce le ras-le-bol général, l’envie d’en découdre avec la vie après tant de privations ? Ce qui est sûr, c’est que des choses inattendues arrivent à une poignée d’entrepreneurs que je côtoie. Oui, nous sommes de plus en plus nombreux à croire en cette période nouvelle, une période de changement incontestablement, dans laquelle nous avons l’impression que nos rêves auront largement leur place. 

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