Liberté, égalité, fierté

L’association Entreprendre pour Apprendre vient de boucler son championnat de France. Evènement majeur de sa saison, celui-ci vient conclure une année qui aura vu 35 000 jeunes se mettre en mode projet, le plus souvent sur le temps scolaire.

Le programme phare de cette association qui insuffle l’esprit d’entreprendre chez les jeunes : la mini-entreprise. En collège, en lycée, en post-bac, en missions locales ou écoles de la deuxième chance, plus de 30 000 jeunes ont créé leur mini-entreprise, sous l’œil bienveillant d’enseignants et de parrains et marraines issus du monde de l’entreprise. Ils ont gambergé en groupes, trouvé l’Idée, souvent bluffante, toujours engagée, passé des entretiens d’embauche pour que chacun trouve sa place dans le projet, réalisé des business models, fabriqué le produit ou service…. Puis l’ont commercialisé, générant un véritable chiffre d’affaires, reversé soit à l’établissement pour financer d’autres projets pédagogiques, soit à une association tierce.

Entre le début et la fin du programme, le jeune se transforme. Il prend confiance en lui, apprend à travailler en groupe, acquiert une culture économique (grand sujet dans notre pays !), révèle ses talents, précise ses envies pour plus tard… et devient évidemment beaucoup plus acteur de son orientation et de sa vie en général. J’ajoute un élément très factuel, aussi : la ligne sur le CV, qui ne manque jamais d’éveiller curiosité et intérêt d’éventuels recruteurs quelques années plus tard.

Ils apprennent à se mettre en danger, aussi, même si cette mise en danger se déroule dans un cadre absolument pas dangereux puisqu’il ne peut y avoir aucun impact négatif sur leur vie en cas de loupé. Un championnat académique ou régional met en compétition l’ensemble des mini-entreprises. Les lauréats régionaux se challengent ensuite en championnat de France. Qui vient donc de livrer son verdict et de choisir son représentant français en championnat d’Europe, puisqu’Entreprendre pour Apprendre fait partie d’un réseau européen et même mondial.

Cultiver l’esprit d’entreprendre, celui qui consiste à croire en soi, en ses idées, en ses rêves, en ses ambitions, celui qui consiste à refuser une vie qui ne nous convient pas, c’est un engagement majeur. Et, croyez-moi, les jeunes auxquels nous avons accès sont très rassurants pour l’avenir de cet état d’esprit dans notre si beau pays !

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