La Saint Valentin pour tous !

Il ne vous a pas échappé que le 14 février, jour de la Saint Valentin, était l’occasion de déclarer votre flamme à l’amour de votre vie et de faire marcher le business des chocolats et des roses. Pour rappel, en 2017, 198 millions de roses ont été produites dans le monde à cette occasion. J’ai déjà écrit par le passé de nombreuses chroniques, expliquant que manager est un métier fait de joies et de peines. Et si à l’occasion de la Saint Valentin, dans nos entreprises, le manager déclarait sa flamme ?

Problème. À qui ?

D’abord à lui-même. La meilleure façon de récupérer de l’amour c’est d’abord d’en témoigner à soi-même en se posant trois questions :

    1. Quand vous êtes-vous auto-félicité(e) pour la dernière fois ?
    2. Quand vous êtes-vous auto-engueulé(e) pour la dernière fois ?
    3. Vous êtes-vous auto-félicité(e) trois fois plus qu’auto-engueulé(e) ?

Trop souvent pris par la dictature du temps, nous courons un défi après l’autre. Arrêtons-nous une fois par semaine pour nous dire : « Good job, tu fais bien. » De nombreuses études relayées par Dan Pink, auteur de La vérité sur ce qui nous motive, montre que nous encourager à la deuxième personne (« tu fais ton Boulot Fred ») ou à la troisième personne (« il fait bien son boulot Fred ») développe une énergie supérieure à des encouragements à la première personne (« j’ai bien fait mon job »).

Ensuite à votre métier.

Une fois par an, posez-vous la question : comment progresser dans mon job ? Comment faire plus de choses qui me plaisent ? Comment maîtriser les gestes de mon quotidien professionnel pour que j’y trouve davantage de plaisir ?

Trop souvent dans nos entreprises, nous nous focalisons sur le résultat. Personne n’est jamais tombé amoureux d’un ebitda. Ce qui nous fait aimer notre job, c’est que nous avons le sentiment de progresser.

Enfin déclarez votre flamme ou tout du moins votre attention aux autres : collaborateurs, pairs, patrons…Tout le monde connaît la citation de Pierre Reverdy : « Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. »

Vous serez considéré comme un excellent manager non pas parce que vous filez des primes à vos collaborateurs mais parce que vous leur dites bonjour tous les matins, parce que vous vous souvenez de leur prénom quand en vous managez 150, parce que vous écoutez leurs réponses avec attention en leur demandant comment ça va. En entreprise, on est aimé pour la consistance et la persistance de notre posture, par l’accumulation de petits gestes et d’attention. Comme dans la vraie vie, avec celui ou celle que vous aimez passionnément.

par Frédéric Rey-Millet
Auteur/Hacker du management

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