Sachez ce qui crée le bonheur

Il circule bien des clichés sur le bonheur. Et bien sûr le fait qu’il vaut mieux être riche, jeune et en bonne santé. À y regarder de près cela n’est pas si clair.

L’argent ne fait pas le bonheur. La fortune, la possession de biens matériels n’ont pas d’influence réelle sur la satisfaction plus ou moins grande de l’existence. Il apparaît, dans les enquêtes conduites auprès des grands gagnants de la loterie que, passé une période d’euphorie, la courbe du bonheur revient à son niveau initial quand cela ne conduit pas au pessimisme ou à la dépression. Il en est de même concernant le niveau de vie des nations. Ce sont souvent les pays les plus pauvres qui s’affichent comme étant les plus optimistes.

L’optimisme décline avec l’âge. Il est vrai que vivre en couple, notamment lorsqu’on est jeune, accentue le bonheur. Sans que l’on sache vraiment si le mariage rend plus heureux ou si les personnes qui s’unissent sont plus ouvertes, plus positives, plus enthousiastes. C’est la question de l’œuf et de la poule.

Mais la satisfaction de la vie augmente plutôt avec l’âge. Les émotions positives diminuent légèrement. Les émotions négatives restent stables. Seul le grand âge, maintenant de plus en plus tardif, compromet cet équilibre.

La bonne santé est la première raison pour les Français d’être optimistes (sondage réalisé par OpinionWay pour le Printemps de l’Optimisme en décembre 2014). Bien sûr, on les comprend. Néanmoins, la bonne santé objective n’est quasiment pas un facteur de bonheur. Ce qui compte c’est sa perception subjective, c’est la question récurrente du ressenti. Les personnes gravement malades qui mobilisent des énergies positives ont un niveau de satisfaction de leur vie supérieur à celui des personnes atteintes de maladies chroniques pourtant moins graves.

Vous penserez sans doute comme moi que ce qui vient d’être décrit est, au fond, assez réjouissant. C’est bien la confirmation que l’optimisme dépend avant tout de notre énergie, de notre volonté, que nous avons effectivement des marges de manœuvre et surtout que notre bonheur dépend plus de ce que l’on fait que de ce que l’on a.

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