Ayez confiance

L’imbrication est évidemment permanente entre confiance et défiance, optimisme et pessimisme. En réalité nous devrions parler des confiances.

Nous connaissons la confiance aveugle, celle du nourrisson et de l’enfant envers leurs parents. Au-delà de l’affect, c’est une confiance de dépendance que l’on peut étendre à d’autres nécessités comme à l’égard d’une autorité ou d’une monnaie lorsqu’on n’a pas d’autre choix que de s’y astreindre.

Il y a également la confiance totale, sans retenue, celle de la croyance, de la foi, de l’amour, la confiance spontanée, intuitive, subjective avec une prise de risque assumée.

Ajoutons la confiance raisonnée, mesurée, calculée reposant sur une capacité de discernement. C’est celle du contrat dans toutes ses dimensions.

Finissons avec la confiance qui repose sur une adhésion à des causes, des valeurs, des engagements, celle qui nous fait dépasser notre condition de simple individu.

Les frontières de ces confiances ne sont pas fermées. Nos décisions sont souvent à la fois raisonnées, intuitives, parfois même passionnelles. Je ne partage pas une analyse, en vogue actuellement, selon laquelle ce sont les sentiments qui, généralement, déterminent nos choix. Je pense, au contraire, hors les confiances aveugle et totale, que le sentiment échappant à notre volonté et notre contrôle ne peut être le déclencheur dominant de la confiance.

Au quotidien, c’est avec la confiance rationnelle que vous avez le plus à faire. Convenons qu’elle a plus à voir avec la raison qu’avec l’affect.

Au moment de prendre une décision, ayez en tête que la confiance est un état intermédiaire entre le savoir et le non savoir. Sur les mêmes bases, on peut opter pour la confiance ou pour la défiance. La confiance est un économiseur d’informations, un réducteur de la complexité, un neutralisateur d’incertitude.

Le pessimiste n’en finit pas de se poser des questions, d’hésiter, de renoncer.

L’optimiste mesure que, sans confiance, il risquerait de ne jamais rien entreprendre, de ne jamais progresser, jamais réussir. L’optimiste lucide n’ignore pas pour autant les garde-fous qui éclairent ses décisions, l’analyse préalable des données et l’évaluation des résultats attendus.

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