La révolution alimentaire

Manger des tomates du jardin et ne plus jamais accepter qu’un jambon soit reconstitué… C’est possible ?
Si la révolution industrielle a réduit les corvées ménagères comme celle de faire à manger, en introduisant les conserves, elle a aussi amené de très mauvaises habitudes alimentaires. En 50 ans, la consommation individuelle de sucre est passée de 20 à 75 kg par an et les produits transformés constituent désormais 2/3 de nos assiettes.
Avec l’arrivée des nouvelles technologies, tous nos désirs alimentaires peuvent être exaucés, on a l’embarras du choix.
D’abord, l’accès à la distribution s’est démocratisé, les supermarchés n’ont plus le monopole sur notre assiette, les producteurs peuvent directement accéder au consommateur.
« La Ruche Qui Dit Oui » rend possible cette rencontre directe dans des ruches partout en Europe. C’est également la mission de la start-up lyonnaise Deligreens qui livre chez vous un panier en direct des agriculteurs. Deligreens suit l’évolution de la consommation : moins d’intermédiaires, traçabilité des produits, transparence des prix et expérience client exceptionnelle.
Ensuite, on est aujourd’hui capable d’automatiser la production à grande échelle, tout en offrant un niveau de qualité encore inégalé. Comment est-ce possible ? Big data et intelligence artificielle. Si l’on prend le cas d’Agricool, la start-up réussit à faire pousser 3600 plants de fraisiers parce que sa technologie peut maintenir à une température constante, alimenter en lumière par des LED, filtrer et recycler l’air, fixer le taux d’humidité à 80%, permettre aux bourdons d’assurer la pollinisation… Résultat, Agricool peut produire 120 fois plus de fraises dans un container en ville que dans un champ, pour une surface donnée. Et quelles fraises ! Elles feraient pâlir plus d’une gariguette.
Enfin, l’ère du numérique est aussi l’ère de l’information et du pouvoir au consommateur. Il vous suffit de scanner vos produits au supermarché et l’application Yuka vous indique instantanément les qualités nutritives de ce que vous vous apprêtez à acheter. Plus d’excuses : vous savez maintenant ce qui est bon pour vous. La balle est dans votre champ 😉

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