Changer d’air

Après le coup de froid sur l’économie provoqué par la crise sanitaire, le climat des affaires se réchauffe.

Notre baromètre de rentrée le mesure.

Premier signe de réchauffement : les dirigeant·es (interrogé·es entre le 1er et le 8 septembre dans la Grande consultation des entrepreneurs) trouvent globalement que leur entreprise est bien avancée dans la reprise de l’activité et plutôt en phase avec celle de leur secteur : 45 % d’entre eux·elles constatent que leur niveau d’activité est semblable à celui de l’an dernier à la même époque, 10 % témoignent même d’une croissance.

Les entreprises industrielles – hormis celles de la construction – sont, en revanche, davantage à la peine : 54 % déclarent que leur business est en baisse par rapport à l’an dernier. Et les entreprises de moins de 10 salarié·es ont peu de visibilité : 17 % sont incapables d’estimer à quelle échéance elles retrouveront leur dynamique. La circulation active du virus (sur ce point les entreprises sont quasi unanimes à relever que le port du masque a été une consigne nécessaire et facile à faire appliquer) contribue à gonfler ce nuage d’incertitudes. Il n’est pas de vent favorable pour celui ou celle qui ne sait où il·elle va…
Alors, dans ce contexte, le Plan de relance est manifestement un appel d’air. Plus d’un·e dirigeant·e sur deux le voit comme un catalyseur qui permettra de redonner de la confiance, 42 % des interrogé·es estiment également qu’il est parfaitement ciblé sur les secteurs stratégiques pour notre économie.

Enfin, l’indice de l’optimisme gagne 6 points par rapport à juillet, et pour près d’un·e dirigeant·e sur trois la situation « sera mieux demain ».
Malgré les trous d’air, les chef·fes d’entreprise semblent donc tenir bon la barre. n

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