Avoir la cote

Après un mois de mai (durant lequel une cotte de mailles aurait été utile pour se protéger de la pluie et franchir… les ponts !), les entrepreneurs semblent avoir quelques bleus à l’âme et des fourmis dans les jambes.

Après des cotes record d’optimisme et de confiance, le ralentissement de la croissance, la hausse du chômage et les contestations des politiques mises en œuvre, se font sentir. A preuve, avec 52 %, la proportion d’entrepreneurs qui se déclarent confiants ou optimistes est toujours majoritaire mais en baisse (respectivement moins 6 points et moins 3 points).

Et la cote de popularité du président de la République s’en ressent. Evaluée sous le prisme des actions économiques engagées, elle a, elle aussi, chuté. La cote d’alerte n’est pas atteinte. Avec 41 % des entrepreneurs qui se déclarent satisfaits, elle rejoint celle des Français (40 %).

Cote, encore et toujours, mais au sens premier du terme dans cette vague d’enquête, avec une question relative au prélèvement à la source. Brocardé de-ci, de-là, le dispositif qui entrera en vigueur en janvier 2019 recueille l’assentiment de 57 % des chefs d’entreprise (avec une surcote dans les structures de dix salariés et plus où le taux d’opinions favorables s’élève à 72 %).

Sans doute faut-il lire dans ce décrochage quelques signes d’impatience chez les entrepreneurs, attentifs au concret. A corréler avec ces envies de changement que traduit la cote record de l’innovation ce mois-ci ? 53 % des chefs d’entreprise considèrent en effet qu’elle est un investissement pour leur entreprise, soit le cours le plus élevé depuis le début de la Grande Consultation en 2015.

Sentiment ponctuel de frustration, donc, chez les chefs d’entreprise, peut-être peu enclins, demain, à apprécier les cotes mal taillées…

Béatrice Genoux
Planneur stratégique
CCI France

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