Jeûner un jour sur deux : les bénéfices en sont considérables

Pour perdre du poids, faut-il jeûner ? Mieux, un jour sur deux ? Eh bien la recherche semble le confirmer. En nommant « restriction calorique » ce que les Anglo-Américains baptisent Alternate Day Fasting (ADF), le jeûne un jour sur deux, elle préconise ce que nombre de communautés humaines réduites à leurs chasses et collectes pratiquent sans dommage. L’île d’Okinawa, dans l’archipel de la mer de Chine orientale au sud-ouest du Japon et au nord-est de l’île de Taïwan, l’illustre.

C’est même assez radical : manger moins (15 % disent les études) serait la « seule méthode connue à ce jour pour augmenter l’espérance de vie tout en améliorant l’état de santé général », lit-on dans le n° 74 d’Alternative Santé. On l’a testé sur l’animal et à travers des populations humaines.

C’est bien joli, mais l’homme et la femme des sociétés d’« opulence » « bouffent » tant et plus. Jeûner ? C’est encore plus difficile que de se restreindre à coups de régimes instantanés et abandonnés, habitudes obligent…

Le métabolisme humain n’est pas adapté à plusieurs repas chaque jour

Pourtant, le gain serait spectaculaire. L’article cité met en avant le rôle majeur des enzymes dénommées sirtuines, activées par l’hypocalorisme. Les sirtuines réparent l’ADN, augmentent la résistance au stress oxydatif, sensibilisent à l’insuline, détruisent les graisses, diminuent l’inflammation et préviennent les maladies neurodégénératives « et la genèse des cancers ». Wahou ! Il serait même urgent que le jeûne qui les mobilise ne soit pas réservé aux gens en surpoids ou diabétiques type 2 : les individus en bonne santé ont tout intérêt à l’utiliser en mode préventif.

Mais comment faire ? Jeûner un jour sur deux. L’objectif de 15 % de réduction de l’apport calorique vise à une perte réelle en 3 à 12 mois. Mais c’est dès la 4e semaine que les effets de l’ADF se font sentir : l’indice de masse corporelle (IMC) chute d’un point par la perte de masse grasse de la ceinture abdominale. Le reste suit : baisse de la pression sanguine, du rythme cardiaque, du LDL-cholestérol et des triglycérides. Pour ce « régime », ni comptage ni choix diététique complexe : on mange « comme avant », mais un jour sur deux. Si c’est dur, se limiter à 500 calories le 2e jour. Du sport par là-dessus et vous voilà aminci·e et prêt·e à vivre plus longtemps… Il ne faut pas manger un jour sur deux à vie, mais établir son jeûne intermittent de 2 à 12 semaines maxi.

Souvenons-nous des après-guerre, périodes de disette par excellence : nos grands-parents et parents étaient minces comme tout et s’en portaient bien. Non qu’il faille espérer une guerre ! Pendant des millénaires, après tout, nos ancêtres ont jeûné. Selon les tenants de l’ADF, il s’agit de retrouver ce métabolisme « normal ». Au passage, si toute l’humanité s’y pliait (rêve utopique), c’est toute la planète qui retrouverait un régime moins gaspilleur et moins criminel… 

Olivier Magnan

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