Dents un peu plus blanches ? Les solutions…

Il est des modes esthétiques qui impliquent le physique : tatouages, coiffures, piercings… et dents ! Le média télé et le cinéma nous ont habitués aux dents blanches des superprésentateur·rices avec l’envie de les imiter. Mais est-il raisonnable de blanchir artificiellement un émail naturellement altéré dans sa coloration au fil des années et… des tasses de thé et de café ? Le point sur les bons gestes et les techniques si l’on veut vraiment éclaircir cette denture* sourire.

En théorie, un brossage soigneux, trois fois par jour, devrait retarder le jaunissement. Mais tout est affaire de loterie génétique : avec l’âge, la porosité de l’émail s’accentue. Une alimentation trop sucrée, le grignotage pas suivi de brossage favorisent l’installation au chaud de bactéries causes de tartre et de plaque dentaire. À quoi s’ajoute le tabac avec son cortège de maladies gingivales et l’apparition de taches dentaires. Une dose régulière de thé et de café par là-dessus altère la blancheur évanouie…

Chez le·la dentiste

Si l’on veut vraiment reblanchir cet émail, le technique « gouttière » (un dispositif adapté à se placer sur les dents supérieures et inférieures, pourvu du produit ad hoc) est encore le plus rapide. En théorie, l’on pourrait le placer soi-même. Le mieux est pourtant d’en passer par le·la dentiste dans la mesure où l’agent blanchissant, à base de peroxyde d’hydrogène (de l’eau oxygénée) très concentré, pénètre l’émail. En outre, le praticien usera de substances plus concentrées sur des gouttières sur-mesure. Il est donc proscrit de l’appliquer sur des caries en évolution, comme chez la femme enceinte et les sujets à hypersensibilité dentaire. À réserver aux adultes. Les gouttières en question sont maintenues selon le produit de 5 minutes à 1 heure, pendant une ou deux semaines. Un avantage : elles évitent le contact des lèvres et des gencives. Mais les couronnes céramiques et les résines ne seront pas blanchies. Il existe en outre des contre-indications en cas de prise de certains médicaments.

Le·la dentiste ne dispose pas seulement des gouttières. Demandez-lui s’il·elle pratique l’injection de résine après une pose d’acide. L’absorption procure une illusion visuelle de blanchiment en deux ou trois séances. Ou la pose des « facettes hollywoodiennes » ( !), couche fine céramique qui tiendra une vingtaine d’années si l’hygiène quotidienne est respectée (contrôles réguliers nécessaires).

Des produits simples à usages quotidiens ou hebdomadaires

Sans recourir à ces moyens coûteux, l’on mettra chez soi en place un brossage particulier à l’aide de substances inoffensives et pas chères ! À commencer par le bicarbonate de soude dont les fines particules seront brossées chaque jour sur les dents, sans dentifrice, avant le brossage. Le citron sera aussi parfait, avec son action complémentaire sur le tartre et l’haleine, sans parler de la vitamine C, excellente pour la gencive. Il suffit de laver les dents avec un citron (bio !) fraîchement pressé, en un brossage doux, puis de rincer, après un brossage classique. Pas plus de deux fois par semaine car l’acidité du citron s’avère agressive pour l’émail. L’autre blanchisseur naturel est le charbon végétal, vendu en poudre en pharmacie. De la même façon, on l’utilisera en brossage sans le dentifrice que l’on utilisera dans la foulée. Là non plus, pas plus de deux fois par semaine. La « pharmacopée » du blanchiment doux contient aussi l’huile essentielle dite Tea-tree ou huile de Melaleuca. Elle assainit la bouche, les dents et contient des actifs blanchisseurs. C’est un antiseptique buccal, utile contre la plaque. Mais c’est une huile essentielle à utiliser avec discernement, après un test sur la peau, proscrite chez les enfants et les femmes enceintes.

Olivier Magnan

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