Des 5 à 7 tendances pour décompresser après le travail

Malgré les nouveauté, les grands classiques sont éternels.
Malgré les nouveauté, les grands classiques sont éternels.

Lessivé par votre journée, vous ne pensez qu’à rejoindre votre « home sweet home » dès la sortie du bureau. Une erreur que d’autres ne commettent pas…

Débarqué des Etats-Unis il y a déjà plusieurs années, l’afterwork reste la tendance forte. Après le travail, des collègues de bureau se rejoignent dans un lieu branché pour boire un verre et grignoter tout en discutant boulot, mais également en levant un peu le voile sur leur vie privée : famille, loisirs, projets… Privateaser, une plateforme web de réservation et privatisation de bars et restaurants, s’est penchée sur la question. Cette soirée entre collègues coûte en moyenne 22 euros et s’achève généralement autour de 23h. Si un salarié participe à un peu plus de 12 afterworks par an, certaines catégories sont plus séduites que d’autres par cette tendance. Ainsi, les commerciaux, les équipes marketing-design et les ingénieurs production forment le top 3 des professionnels les plus présents. Les informaticiens et les chercheurs sont les plus difficiles à convaincre. En fonction du type d’entreprise, le succès n’est pas le même non plus. Dans les start-up, les afterworks entre collègues sont plus nombreux, 15 en moyenne par an, que dans les grands groupes et les ETI où on se limite à neuf soirées/an. Les femmes raffolent également moins de ces soirées et participent seulement à neuf afterworks par an avec leur entreprise contre 14 pour les hommes. « 59% des personnes ayant été à des soirées entre collègues se sentent plus productifs le lendemain au travail et 58% estiment qu’il s’agit du meilleur moment pour apprendre à connaître ses collègues », complète Privateaser. En effet, l’afterwok avec des collègues évite de faire trop d’excès. Pour autant, il reste un moyen efficace de passer un moment agréable et de tisser une relation différente avec des collaborateurs d’autres services de l’entreprise.

Apéro créatif ou apéro business

Pour apporter un plus à l’afterwork, Ar’péro a lancé il y a un an des rendez-vous créatifs et ludiques. « Entre amis, entre collègues ou seul, l’idée est de se retrouver dans un bar pour reproduire le tableau d’un artiste, explique Emilie Compignie, co-fondatrice d’Ar’péro. Le concept permet de se vider l’esprit grâce à une activité manuelle. Les participants sont généralement étonnés et fiers. Il s’amusent et, à la fin de la séance, l’effet waouh est garanti. » Disponible à Paris et Lyon pour 39 euros par personne, l’offre devrait bientôt débarquer à Rennes, Dijon, Annecy, Aix-les-Bains…

Pour les plus carriéristes, après le travail c’est encore le travail. L’apéro doit donc être productif : place à l’apéro business. Entre jeunes entrepreneurs, entre adhérents d’un club, entre personnes unies par une même passion, ces rencontres sont prétextes à élargir son réseau et à partager des expériences. « La finalité est bien sûr de se créer des opportunités d’affaires ou de nouer des contacts pour une évolution professionnelle. Tous les participants savent pourquoi ils sont là : les règles du jeu sont claires », reconnaît Julien. Ce courtier en assurance indépendant n’en apprécie pas moins ces soirées networking. « L’ambiance est conviviale et les profils sont très variés. On rencontre de futurs clients, partenaires, investisseurs, associés, employeurs… », souligne-t-il.

Pour ceux qui préfèrent s’extraire de la sphère professionnelle, différentes options sont là aussi possibles. Une étude de l’Apec sur « Les cadres et le sport » révèle ainsi que 42% des cadres pratiquent régulièrement un sport, c’est-à-dire au moins une fois par semaine. Un exercice auquel ils se livrent plutôt après leur journée de travail. Le running, les sports de raquette et les sports collectifs ont leur préférence. L’engouement pour les salles de sport ne se dément pas non plus. Deux profils se distinguent alors : les adeptes des cours ludiques où le plaisir et la détente priment, et les adeptes du crossfit où le dépassement de soi est la règle. Se faire accompagner par un coach est également une tendance en progression. « Les chefs d’entreprise et les professionnels indépendants ont recours à nos services et les créneaux de fin de journée sont toujours les plus demandés », confirme Romain Baretge, président du réseau de coaches Ownsport.

Les escape games font fureur

Dans la continuité des émissions télévisées culinaires, le succès des ateliers cuisine ne faiblit pas. Juste avant le dîner, les participants se concoctent un menu et, suivant la formule, dégustent sur place pour un moment de convivialité ou emportent chez eux leur repas. Si les amateurs de cuisine comme les néophytes sont les bienvenus, les rendez-vous réunissent surtout des passionnés. « J’ai pris l’habitude de participer à ce genre d’atelier tous les deux mois. On passe un bon moment et on rigole tout en recevant les précieux conseils de chefs. Et puis, partager le repas avec des personnes d’horizons très variés est agréable. La conversation démarre facilement autour de la cuisine avant de s’élargir à d’autres sujets », témoigne Audrey qui assure qu’il y a autant de femmes que d’hommes dans ces cours de cuisine.

Mais l’activité qui fait fureur en ce moment se nomme escape games. Ces jeux d’évasion grandeur nature se déroulent en équipe, de 4 à 8 personnes. En 60 minutes chrono, la mission consiste à résoudre une énigme pour s’échapper d’une pièce fermée à double tour. Les salles d’escape games se sont multipliées depuis 12 mois, aussi bien dans les grandes métropoles que les villes moyennes. Le décor et le scénario sont soignés. Les univers proposés plongent les participants dans les rues de Londres, un vaisseau spatial, une prison de haute sécurité… et les mettent immédiatement dans l’ambiance. Déconnexion garantie. « C’est un divertissement ludique et original qui séduit particulièrement les jeunes actifs de 20 à 40 ans, fait savoir Vincent Baÿ, co-créateur de Challenge The Room. Il est possible de revenir souvent grâce à plusieurs salles jouant différents scenarii. Et nous renouvelons aussi régulièrement nos univers. »

Séverine Renard

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