Dacia Spring : l’électrique à bas coût

La filiale de Renault commercialise sa première petite citadine en lui offrant une motorisation électrique, le tout à prix canon. Une double offensive commerciale qui devrait séduire les nouveaux urbains économes et amoureux de la planète.

Dacia fait d’une anode deux coups : avec sa nouvelle Spring, il prend position sur le segment des petites citadines (3,73 m de long) jusqu’alors ignoré et propose pour la première fois un véhicule électrique. Avec comme marqueur un tarif incomparable. Difficile en effet de trouver aujourd’hui une petite électrique à moins de 20 000 euros : Renault Twingo, VW e-Up, Skoda Citigo, Seat Mii, sans parler de la Fiat 500, toutes franchissent cette barre fatidique. Chez Renault, la Zoé va même au-delà des 30 000 euros. En dessous de 20 000 euros, il n’y a guère que la Bluecar de Bolloré ou les microcars Citroën Ami et Renault Twizy.

Mais là, avec la Spring, il s’agit d’une vraie voiture, dotée de quatre vraies places et d’un coffre raisonnable (290 litres, mieux qu’une 208 ! et même 600 litres une fois la banquette arrière rabattue). Elle est en outre plutôt confortable, même si ses sièges en simili cuir sont durs et offrent une tenue médiocre. Surtout, la Spring, disponible en deux versions (confort et confort plus), est bien équipée : vitres électriques (mais pas de commandes des vitres arrière depuis l’avant, pas pratique…), phares et essuie glaces auto, caméra de recul (de bonne qualité), GPS (performant), limiteur de vitesse, fermeture centralisée…

Puissance limitée, autonomie réduite, prix canon

Sous son capot, un moteur électrique, donc, de 33 kW (44 ch) de puissance et 125 Nm de couple, alimenté par une petite batterie lithium-ion de 27,4 kWh qui assure officiellement une autonomie de 230 kilomètres sur routes et 305 kilomètres en ville en normes WLTP. L’autonomie est plus sûrement, tout au plus, de 186 kilomètres en ville et de 150 kilomètres sur autoroute où la Spring ne brille pas par sa motricité (vitesse qui plafonne à 125, 110 en montée, forte prise au vent). Bref vous l’avez compris la Spring est une pure citadine, non polyvalente. En ville, son faible poids (970 kg), sa vivacité et son rayon de braquage très court (9,60 m) font merveille.

Reste donc son énorme atout : son prix. Affichée à 17 000 et 18 500 euros, la Spring flirte avec les 12 000 et 14 000 euros une fois le bonus écologique déduit, en ligne avec les tarifs des autres modèles de la marque. Si vous bénéficiez en outre des conditions pour obtenir la prime à la reconversion (5 000 euros avant le 30 juin 2021), vous pourrez repartir avec un véhicule électrique neuf à moins de 10 000 euros et ne plus consommer que des kilowattheures (entre 15 et 18 aux 100 km) très facilement rechargeables à partir de la prise située sous la calandre avant. Dacia annonce entre 13 et 14 heures pour une recharge complète sur une prise domestique 220 V et 1 h 30 sur un chargeur rapide DC 125A (56 minutes pour retrouver 80 % de l’autonomie).

Disponible en précommande, la Sprint, fabriquée en Chine, sera livrable en septembre. Une version cargo (2 places, 110 litres de volume de chargement pour 325 kg de charge utile) serait commercialisée l’année prochaine, histoire que les artisans accèdent aux centres-villes quand les véhicules diesel en auront été chassés.

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