L’Espace redécouvert

La cinquième génération d’Espace a droit à un ultime restyling. Ce modèle ne sera pas remplacé. Dommage, car ce grand véhicule familial incarnait une certaine idée du haut de gamme à la française. Au prix fort.

Les constructeurs français peinent depuis toujours à se faire une place au soleil du marché premium face à leurs rivaux allemands. Deux marques s’y sont essayées en misant sur l’audace esthétique sans réussir pour autant à transformer l’essai : Citroën avec la défunte C6, Renault avec l’Avantime, la Vel Satis puis le nouvel Espace. La marque au losange a fait le pari en 2015 de repositionner sa cinquième génération d’Espace en bénéficiant de l’engouement croissant pour les SUV. Du coup, le grand monospace familial a augmenté sa garde au sol et ses tarifs pour revendiquer une part du gâteau premium. Son ultime restyling estival ne suffira pas toutefois à le conserver sur les routes, Renault a décidé de ne pas renouveler ses modèles du haut de gamme Espace et Talisman, qui pâtissent du désamour pour les berlines et monospaces.

Si vous aimez les belles familiales, décalées, spacieuses, confortables, très bien équipées et très agréables à conduire n’hésitez pas, vous avez encore quelques mois pour vous offrir en finition Initiale un des derniers fleurons du haut de gamme à la française. Le millésime 2020 bénéficie désormais de feux LED Matrix, une première chez Renault, d’un régulateur de vitesse adaptatif très réactif, du maintien dans la voie, de l’affichage tête haute, d’une instrumentation entièrement numérique et du parking automatisé. Mais aussi depuis le printemps 2019, d’un nouveau moteur diesel de 200 ch couplé à une boîte robotisée à double embrayage qui en font un bâtiment de croisière remarquable et économe : 7,8 litres aux 100 en moyenne, compte tenu du gabarit du véhicule il n’y a rien à dire. Hélas, cette mécanique est désormais fortement malussée (2 370 euros !) et il faut le dire un peu dépassée. Aucune évolution vers l’hybridation rechargeable n’étant au programme, les allergiques au diesel doivent se contenter d’une motorisation essence avec un bloc 4-cylindres de 225 ch emprunté à l’Alpine A110 et qui souffre, lui, d’un malus de 6 724 euros !

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